250 filles ont participé ce lundi 22 juin au 3e tournoi de football féminin organisé par M24, avec Treizième Homme et l’Olympique de Marseille. Un incroyable engouement qui témoigne de l’appétence des collégiennes pour le ballon rond.
Annule ? Annule pas ? Eh bien non ! Il aurait fallu que le thermomètre s’emballe encore un peu plus en ce lundi 22 juin pour empêcher les petites Marseillaises de jouer au ballon. Ainsi 250 collégiennes se sont retrouvées sur le complexe Jean-Bouin (SMUC) pour disputer le 3e tournoi « Le Foot donne des Elles » organisé par notre association M24 Sport Santé, avec le soutien de la fondation Treizième Homme de l’Olympique de Marseille.
Venues de différents quartiers (La Cabucelle, Saint Antoine, Le Camas, La Capelette, Saint Giniez, Castellane, Saint Gabriel, La Blancarde…), ces élèves de la 6e à la 3e ont participé à 72 matchs sur 4 terrains, rythmés par de nécessaires pauses fraîcheur.
« Les filles ont souvent envie de jouer elles aussi, mais dans la cour le ballon est monopolisé par les garçons. » Muriel Pruvot, présidente de M24 Sport Santé.
A l’arrivée, c’est le collège Saint-Vincent de Paul qui l’a emporté chez les 6e-5e et Provence s’est imposé chez les 4e-3e au terme de parties très disputées dans un état d’esprit irréprochable.
A noter les excellents résultats des élèves d’Elsa Triolet, Ibn Khaldoun, Saint Joseph Viala (15e arrondissement), ORT-Bramson (10e), Henri-Wallon (14e), Saint Mauront (3e), Chevreul-Champavier, Saint-Charles Camas (5e) et Vitagliano-Orphelins Apprentis d’Auteuil (4e). Cerise sur le gâteau les 4 équipes finalistes ont pu se mesurer aux U10 et U12 de l’OM lors de matchs de gala.
Ce tournoi s’inscrit dans le programme développé par M24 afin de favoriser la pratique du foot féminin dans les collèges de Marseille. « Les filles ont souvent envie de jouer elles aussi, mais dans la cour le ballon est monopolisé par les garçons, constate Muriel Pruvot, cheffe d’établissement et présidente de l’association. Depuis trois ans, nous oeuvrons avec les enseignants à réparer cette injustice et cela s’accompagne également de visites des joueuses professionnelles de l’OM dans les collèges et d’invitations à voir leurs matchs.«
Preuve supplémentaire de l’intérêt de l’OM, ce sont l’ex-joueuse et responsable de l’académie féminine de l’OM, Caroline Pizzala, et le directeur du centre de formation féminin, Jérôme Dauba, qui ont remis les coupes et les médailles. Chaque joueuse s’est vu offrir par le club un véritable maillot Puma aux couleurs de son collège. De quoi passer un bel été balle au pied !
M24 termine donc sa saison en beauté après un dernier mois intense avec pas moins de quatre rendez-vous majeurs : Intégrasports le 28 mai pour 150 lycéens et Olympisme pour Tous le 4 juin déjà au SMUC pour 450 primaires, 350 collégiens et 60 lycéens, le Relais Natation le 18 juin au Cercle des Nageurs de Marseille avec 220 CM1 et CM2.
Remerciements particuliers aux arbitres, cinq douaniers du Port de Marseille tout d’orange vêtus (notre couleur fétiche) emmenés par le commandant Denis Terribile (photo ci-dessous). Une nouvelle fois, ils ont offert une journée de congé à notre association qui promeut la santé par l’activité physique.
Merci encore à Jean-Luc Viala pour la préparation sportive de l’événement, à ses acolytes Eric Martelli et Dominique Rabier, au docteur Frédéric Blanc qui a assuré la veille médicale et soigné une entorse et quelques bobos, et à nos partenaires Treizième Homme, Région Sud, Sodexo, Solotour et Sumian pour la dotation du tournoi.
Toutes les équipes ont remporté une coupe et un ballon, chaque joueuse est repartie avec une médaille et son mug de l’OM frappé du nouvel emblème du club. Et surtout : sur le coup des 16 heures, les collégiennes étaient radieuses, certes fatiguées, mais cette journée elles s’en rappelleront longtemps !
Mention spéciale au Stade Marseillais Université Club (SMUC) pour l’accompagnement matériel et à la Ville de Marseille pour la mise à disposition du site dans le cadre scolaire.
Cap sur la saison 2026-2027. On poursuivra ce projet de football pour les filles avec en perspective un 4e tournoi en juin 2027.
Vive le foot féminin ! Allez l’OM ! Et Allez la France en Coupe du monde bien sûr !
Le temps d’une journée radieuse, le complexe municipal Jean Bouin s’est transformé en une fourmilière de filles et garçons âgés de 9 à 16 ans et courant dans tous les sens. Les chiffres sont impressionnants : plus de 800 élèves du CM1 à la classe de troisième répartis sur 2 stades, 3 terrains de foot, 3 de basket, 3 de handball, un gymnase, 52 lycéens arbitres, 7 disciplines olympiques pratiquées. Et 640 kilomètres parcourus par 800 paires de jambes entre 10h et 15h sur la piste habituellement occupée par le Stade Marseillais Université Club (SMUC) !
Ce Grand Relais est en effet l’épreuve symbolique car fraternelle de cette journée annuelle « Olympisme Pour Tous » organisée par l’association M24 Sport Santé créée en 2022 par une poignée de chefs d’établissement, de professeurs d’EPS, de médecins et avec l’auteur de ces lignes. Bien vite ils ont été rejoints par des sportifs de haut niveau valides et en situation de handicap. Puis une batterie de partenaires a embrayé, comme justement le SMUC, Orange et Sodexo présents hier pour animer des ateliers de sensibilisation, mais aussi l’Olympique de Marseille via sa fondation Treizième Homme, le Cercle des Nageurs, les hockeyeurs des Spartiates, Aplim Ecole Directe ou la Fondation du Crédit Agricole Alpes Provence particulièrement investie sur ce rendez-vous annuel majeur.
La course de vitesse des écoles primaires (Photo Claude ALMODOVAR)
L’objectif de M24 est simple : favoriser la pratique de l’activité physique et sportive afin d’améliorer la santé des enfants. Car le constat est inquiétant. Par exemple leurs capacités cardiovasculaires ont diminué fortement en 30 ans, de l’ordre de 25%, et le surpoids touche une part croissante des jeunes.
Une règle lors de ce tournoi : toutes les équipes devaient être mixtes (Photo Claude ALMODOVAR)
800 m par enfant, en plus du reste !
En cause, la sédentarité (merci les écrans omniprésents et des réseaux sociaux dévorants qui les enferment à la maison !), l’inactivité et une alimentation déséquilibrée et farcie d’aliments ultra-transformés dangereuse pour leur développement à long terme. Ce relais géant impliquant tous les élèves présents comporte une haute valeur : chacun a couru 800 mètres – soit deux tours de piste – pour établir une performance collective. Tous les efforts ont été mis dans le pot commun des écoles et collèges marseillais impliqués dans cette journée. Au bout de la piste, la fierté d’avoir établi un total impressionnant de kilomètres. Moralité : seul on va plus vite -encore que ce n’est pas certain sur 800 m -, mais ensemble on va assurément plus loin…
Un tournoi de basket endiablé (Photo Claude ALMODOVAR)
A la remise des trophées, les enfants et leurs enseignants étaient en effet proprement stupéfaits d’avoir parcouru une telle distance. Et c’est une spécialiste pour l’occasion marraine de l’événement qui les a félicités : la championne du monde d’athlétisme Muriel Hurtis.
Muriel Hurtis accueille les vainqueurs des primaires (Photo Claude ALMODOVAR)
Le message stimulant de Muriel Hurtis
« C’est vraiment très, très fort ce que vous avez accompli tous ensemble« , a expliqué l’ambassadrice du « Sport pour Valeur » que porte le Crédit Agricole Alpes Provence, qui soutient à fond ce rassemblement depuis son origine. Ovationnée pour ses titres, et avant d’être assaillie par des centaines d’élèves lui demandant un autographe, Muriel Hurtis a raconté comment elle est venue assez tardivement à l’athlétisme grâce à son professeur d’EPS au collège qui l’a repérée.
Muriel Hurtis, championne du monde d’athlétisme et marraine de l’événement pour la Fondation du Crédit Agricole Alpes Provence.
« C’est lui qui m’a poussée sur les pistes et grâce auquel j’ai pu avoir une belle carrière jusqu’à l’équipe de France avec laquelle j’ai participé aux championnats d’Europe, du monde, aux Jeux Olympiques, et remporter quelques médailles. Alors continuez à faire du sport car on s’aperçoit que c’est une école de la vie, ça contribue à l’équilibre de chacun. »
Sur le podium des Collèges avec l’ORT Bramson (Photo Claude ALMODOVAR)
« Les valeurs du sport forgent un mental pour la vie »
Ce qu’ont entendu ces jeunes, c’est qu’il est permis d’espérer la réussite quand on est adolescent et qu’on s’en donne la peine. Mais les gains ne s’arrêtent pas aux podiums. « Ces valeurs que j’ai acquises dans ma jeunesse me servent encore dans ma vie de tous les jours, explique la championne. Vous l’avez aussi testé aujourd’hui, vous étiez plusieurs à pratiquer ensemble. On apprend aussi à gérer ses émotions, à se relever dans les situations de défaite, de déception. On apprend les valeurs de goût de l’effort parce que, quand on fait du sport, on a envie de se dépasser pour y arriver.
Séance de dédicace sur les casquettes et t-shirts.
« Toutes ces valeurs nous forgent un mental, un état d’esprit et ça c’est important dans le milieu sportif mais également dans le milieu scolaire, le milieu familial ou professionnel. Ce sont des valeurs qui font la différence grâce à ce que vous faites sur les terrains. Bravo à vous tous, vous pouvez être très fiers d’avoir couru aujourd’hui ! La confiance en soi est une valeur qu’on acquiert grâce au sport. On se rend compte qu’on est tous capables d’accomplir quelque chose, quel que soit son niveau. On se fixe des objectifs et cet après-midi vous avez atteint votre objectif en bouclant ces tours de piste et en vous dépassant sur les terrains. L’important est aussi de prendre du plaisir.«
« Je n’étais jamais venu »
« C’est la première fois que je vois en vrai une championne du monde ! » s’enthousiasme Léo, 10 ans, des étoiles dans les yeux… et de la sueur plein les cheveux ! « C’était génial tous ces sports aujourd’hui, mais c’était quand même dur de courir 800 mètres », explique Emma, 12 ans. Evidemment, chacun avançait à son rythme et certains ont fini en marchant. « Je suis content d’avoir tout réussi, je n’étais jamais venu ici en plus, c’est trop beau tous ces terrains de sport, je vais revenir avec mon père« , s’emballe Ilies, 13 ans.
Enseignante en CM2, Céline se réjouit de cette expérience proposée à ses élèves. « C’était vraiment très bien organisé, sans temps morts, nos élèves ont pratiqué plusieurs activités dans la journée, alors bravo !«
Les collégiens lors du tournoi de handball.
Par principe, les lycéens arbitrent les plus jeunes
Un principe à M24 veut que ce soit des élèves plus âgés qui encadrent les jeunes. Ainsi 52 filles et garçons de seconde, première et terminale de l’Ecole de Provence, Saint-Charles Camas et du Cours Bastide ont officié au sifflet sur tous les terrains. Un exercice extrêmement exigeant car les rencontres sont très disputées entre écoles qui veulent évidemment toutes prendre le dessus sur leurs concurrentes.
Les parties doivent s’enchaîner à un rythme soutenu. Chacun des 800 enfants participe en effet à un sport collectif, à 3 ateliers athlétiques et court le Grand Relais solidaire. Autant dire que les gamins finissent la journée rincés (et les arbitres aussi !).
Joseph, arbitre de foot pour la première fois.
« Je n’avais jamais arbitré, et c’était génial, pas du tout stressant ! assure Joseph, élève de première au Cours Bastide. C’est vrai qu’on a beaucoup couru, qu’il fallait être attentif car des matchs étaient très disputés, et qu’il faisait très chaud, mais on n’a pas vu passer la journée.«
Briefing matinal des lycéens arbitres par Hugo Adam, le coordinateur sportif de la journée.
« Quand je vois ces sourires… »
Présidente et vice-président de M24, Muriel Pruvot et Eric Martelli ont félicité les participants et insisté sur l’engagement de tous ces bénévoles depuis des semaines pour réussir cette journée. Ensemble ils croient dur comme fer au développement de l’activité physique et sportive pour faire grandir les petits. Mais au vu du succès de l’association, il va falloir recruter des bénévoles afin d’assurer un encadrement aussi optimal !
Une partie de l’équipe M24 avec Muriel Hurtis et Nassy Guetrani au terme de la journée.
« Le Crédit Agricole c’est une banque locale, le siège n’est pas à Paris mais à Aix-en-Provence, souligne pour sa part Nassy Guetrani, directeur de la Fondation pour les départements des Bouches-du-Rhône, du Vaucluse et des Hautes-Alpes. Pour nous, c’est important de réinvestir et de faire en sorte que notre jeunesse puisse s’épanouir. Bravo aux enfants, bravo aux bénévoles et aux lycéens qui ont encadré cette belle journée, bravo M24 car c’est vraiment une très belle action. On est ravis d’être à vos côtés et on espère que ça va durer encore longtemps. Et quand je vois tous ces sourires et cette bonne humeur, je me dis que vous avez réussi !«
Atelier de sensibilisation aux dangers des écrans, par Jean-Yves Cayuela d’Orange.
Natation le 18 juin et Foot féminin le 22 !
Prochains rendez-vous pour M24 Sport santé : le 18 juin avec 200 élèves de cours moyen qui participeront au Relais Natation accueilli dans le bassin olympique du Cercle des Nageurs de Marseille, puis retour au SMUC le 22 juin avec 250 collégiennes attendues pour le tournoi « Le Foot donne des Elles » en partenariat avec Treizième Homme, la fondation de l’Olympique de Marseille.
Atelier de connaissances sur le sport et l’alimentation animé par Nicolas Brodbeck pour Sodexo.
Nous remercions la Ville de Marseille et l’Académie d’Aix-Marseille pour la mise à disposition des terrains, le SMUC pour son accompagnement et notre formidable ami et photographe professionnel Claude Almodovar qui nous a offert un magnifique reportage très complet mis à disposition des établissements scolaires participants.
4 sportifs de haut niveau et un médecin ont rencontré à l’Orange Vélodrome 250 élèves issus de 8 lycées adhérents de M24 pour partager leurs incroyables parcours. Les ados sont repartis gonflés à bloc par les conseils des athlètes Adeline Billal, Jérôme Raffetto, Michaël Bodegas et Olivier Bausset qui ont tous un point commun : le sport les a rendus plus forts.
La magie M24 a encore frappé ! Quelle incroyable rencontre jeudi 26 mars 2026 au stade Orange Vélodrome entre 250 lycéens venus de 8 établissements marseillais adhérents de notre association et des sportifs de haut niveau valides et en situation de handicap ! Accueillis par notre présidente Muriel Pruvot et l’auteur de ces lignes, deux heures durant ils ont échangé sur les vertus du sport pour : réussir ses études, être bien dans son corps, mieux dormir, se faire des amis, apprendre le dépassement de soi, se fixer des objectifs.
Greffée en 2017, championne de triathlon en 2023 !
Venue spécialement de Château-Arnoux, la triathlète Adeline Billal les a beaucoup impressionnés car elle a dû subir en 2017 une greffe de foie à cause d’une hépatite fulminante, une maladie foudroyante. Alors qu’elle participait à un triathlon avec les sapeurs-pompiers des Alpes-de-Haute-Provence dont elle est membre, cette jeune maman s’est effondrée. Elle a manqué mourir à tout juste 30 ans. Transportée en urgence absolue à l’hôpital de la Timone, il lui restait 24 heures à vivre si un foie n’avait pas été disponible grâce à la générosité d’une famille ayant perdu un proche brutalement. « C’est un cadeau de la vie qui fait partie de moi ».
Cette épreuve ne l’a pas empêchée d’être vice-championne du monde aux Jeux mondiaux des transplantés en 2023, à Perth en Australie ! Une sacrée revanche sur cette terrible épreuve. Depuis sa greffe d’organe, Adeline témoigne un peu partout des vertus du sport – courage, abnégation, surpassement, solidarité et tout simplement bienfaits physiques sur l’état de son corps. Elle a adoré cet échange avec les élèves et a promis de revenir auprès de M24 ! D’ici là, elle participera en juin prochain aux Jeux Européens des Transplantés en Hollande.
Fauché par une voiture qui lui arrache la jambe
Autre grand témoin lors de cette conférence au Vélodrome, le capitaine de l’équipe des joueurs amputés de l’OM et de l’équipe de France. Jérôme Raffetto a scotchés tout autant nos 250 minots. L’attaquant de 46 ans, ancien pro de l’AS Cannes, a relaté son accident en 2005. Une voiture l’a renversé alors qu’il quittait son entraînement de foot professionnel, lui arrachant la jambe gauche. Il a expliqué la force qu’il a puisée dans le sport et le groupe pour se relever.
« Cela a mis des années, avec des souffrances pour supporter la prothèse et apprendre à marcher avec. Puis il a fallu perdre 20 kilos et apprendre à jouer avec des béquilles », relate ce papa de deux adolescentes qui ne vit pas de son sport mais des ateliers de sensibilisation qu’il anime dans les institutions. « Je conseille à tous ces lycéens de se fixer des objectifs atteignables, pas des choses démesurées. Parfois on ne les atteint pas, mais ce n’est pas grave si on a tout donné pour y parvenir. »
Les prochains objectifs sportifs du footballeur sont ambitieux : dans un mois l’équipe de l’OM amputés ira à Washington pour jouer contre des clubs américains, puis elle disputera la Ligue Europa en Turquie avant la finale du championnat de France.
La rage de vaincre de Michaël
Le poloïste Michaël Bodegas a partagé sa rage de vaincre pour aller chercher la médaille de champion du monde 2019 et un titre olympique en 2016 (tout le monde a pu toucher les deux grosses breloques qu’il avait apportées spécialement). Ce colosse grandi entre Noailles et l’Opéra s’est mis à nager à 7 ans, a découvert par hasard le water-polo à 10 puis a fait ses armes au Cercle des Nageurs de Marseille entre 14 et 26 ans.
Il est revenu y terminer sa carrière après un long passage en Italie. Il a aussi expliqué aux lycéens les sacrifices familiaux. Il était en déplacement avec son club lorsque ses deux enfants sont nés, « si c’était à refaire, je ne le referais sans doute pas » concède-t-il en réponse à la question d’un élève. Il y aussi l’usure du corps à 38 ans, avec cette blessure à l’épaule qui le tenaille actuellement.
« Adeline et Jérôme sont des super héros »
« Le water-polo est considéré comme le sport le plus dur à pratiquer. On s’entraîne tous les jours pendant 5 à 6 heures du lundi au vendredi et le week-end on a les matchs avec les déplacements une fois sur deux. » Puis s’adressant aux jeunes, le champion lance : « Chacun de vous a la possibilité de prendre sa vie en main. Chacun peut créer quelque chose, ce qui est important pour lui, y compris sur les réseaux sociaux. Ne subissez pas les réseaux mais servez-vous en pour parler et créer. Le sport peut vous ramener sur beaucoup de valeurs y compris face à un échec. Regardez Adeline et Jérôme et ce qu’ils ont traversé, pour moi ce sont des super héros ! »
« Je vais arrêter ma carrière cette année » confie Michaël. Qui ajoute : « Bon, ça fait plusieurs années que je dis ça… » Mais il n’en aura pas fini avec le sport puisqu’il est désormais vice-président de l’autre grand club de foot de Marseille, l’US Endoume. Il a en outre fondé l’agence de développement et marketing Onda Sport et termine un MBA de gestion du sport. Comme quoi, on peut évoluer au plus haut niveau et réussir de brillantes études. Mais quelle ténacité !
Olivier, du bateau au réseau de labos
L’autre médaillé olympique présent devant nos élèves est Olivier Bausset. Il a insisté sur l’importance du collectif dans le sport et le mental qu’on se forge, utile pour sa vie professionnelle puisqu’il dirige Cerballiance et son réseau de 700 laboratoires d’analyses médicales.
Il a remporté en voile une médaille de bronze aux JO de Pékin en 2008 et reconnaît lui aussi d’intenses sacrifices personnels et familiaux. Mais indéniablement la pratique sportive héritée de son grand-père et de son père, à Sainte-Maxime dans le Var, a été décisive dans sa carrière.
« Le sport est une école de la vie, souligne Olivier Bausset. Plus tard, quand tu es confronté à une échéance professionnelle, c’est plus facile car tu sais comment gérer la préparation et la pression, comme en compétition. »
Les élèves ont posé beaucoup de questions, et plusieurs ont regretté avoir des journées de cours laissant trop peu de temps pour le sport. « Vous avez raison, il faudrait arrêter les cours à 14h pour vous laisser le temps de faire du sport« , acquiesce Michaël Bodegas.
Les écrans volent votre temps
Ils ont pu bénéficier de l’enseignement du docteur Hervé Collado sur les bienfaits de l’activité physique : 1 heure par jour est nécessaire pour avoir un niveau de forme correct et bien oxygéner son organisme, ceci tous les jours même si on se contente de marcher ou de se déplacer à vélo. « On ne vous demande pas de faire une heure de footing, hein ! Mais 80% des garçons et 90% des filles n’atteignent pas ces recommandations de simplement bouger. Attention aux écrans qui volent votre temps, à la sédentarité qui affaiblit littéralement votre cœur. »
Le médecin chef de la clinique Saint Martin Sport (et vice-président de M24) a rappelé que les adolescents et jeunes adultes de 2026 ont perdu environ 30% de leurs capacités cardiovasculaires par rapport à ceux de 1996. C’est considérable et inquiétant. « Aujourd’hui on voit des infarctus à l’âge de 30 ans, ça n’existait pas avant. » « Le sport est bénéfique car on sécrète des endorphines, ce sont des hormones qui font qu’on se sent bien. Et puis on perd du poids et il y a l’effet groupe, se sentir bien avec des amis. »
Santé mentale : alerte rouge
C’est fondamental de cultiver cela. Car le Dr Collado alerte sur la santé mentale des jeunes. « 24% des collégiens et des lycéens ont eu des pensées suicidaires, 13% ont essayé et 3% ont été hospitalisés. 27% des lycéens disent se sentir seuls, et 15% présentent un risque de dépression, c’est grave. Vous vous isolez avec les écrans, vous perdez le contact avec le monde extérieur. Ce qui génère anxiété et dépression. La santé mentale, ça se voit moins. Mais le fait d’être sédentaire et de faire moins de sport entraîne des troubles psychiatriques, des troubles de l’attention, ce qu’on voit de plus en plus en tant que médecins. »
Magnifique conférence qui a prouvé que « le sport nous rend plus forts ». Elle a été précédée de la réunion de nos partenaires, professeurs d’EPS et chefs d’établissement qui ont pu fouler la pelouse du Vélodrome. Tout ceci a été possible grâce au soutien fantastique de Treizième Homme, la fondation de l’Olympique de Marseille (Lucie Venet, Thomas Klosowski, Florian Bernet, Juliette Maire).
Merci spécial à Aplim-Ecole Directe (Reynald Marien et Erwan Lamour), Sodexo (Pierre-Thomas Jean), Hôpital Saint Joseph (Sophie Dostert, Karine Yessad, Bénédicte Bagourd, Delphine Venier), Orange (Céline Mory et Vincent Parisot), Solotour (Sébastien Frances, Benjamin Moussi, Jean-François Guieu) et Autocars Sumian pour nous avoir aidés à organiser cette journée inoubliable. Avec l’appui technique de l’équipe super sympa au stade de Mars 360 dirigée par Morgane Mascret.
Si l’on en croit leurs réponses au sondage sur leurs pratiques alimentaires effectué au sein de leurs classes, les lycéens présents ce mardi 3 mars à 13h30 rentrent pour nombre d’entre eux du fast-food voisin de leur établissement. Quoique le mois de Ramadan en cours limite sans doute temporairement ce phénomène avec plusieurs élèves observant les prescriptions religieuses.
Soda tous les jours pour 4 élèves sur 10
Il n’en demeure pas moins que les mauvaises habitudes alimentaires ont la vie dure, comme l’ont expliqué Gina et Angélina, deux élèves présentant l’enquête réalisée auprès de 51 jeunes du lycée des métiers Edmond Rostand dirigé par la dynamique Murielle Guiot-Bourg, membre du réseau Provence-Formation. 43% affirment acheter le plus souvent leur repas au fast-food et 57% au supermarché, avec un budget de 5 euros pour 53% d’entre eux et de 10 euros pour 45%. Toutefois, 68% affirment apporter régulièrement un repas préparé à la maison.
Autre clignotant orange, la consommation de sodas bourrés de sucres et d’additifs artificiels potentiellement cancérogènes pour certains : 4 élèves sur 10 en boivent tous les jours et 16% au moins 3 fois par semaine, alors que cela devrait être réservé à l’apéro du week-end. Parallèlement, 57% boivent moins d’un litre d’eau par jour quand il faudrait en consommer 1,5 à 2 litres (c’est la seule boisson indispensable au corps !).
Concernant la recommandation de 5 fruits et légumes par jour, seuls 10% la suivent quand 47% ne consomment qu’une portion par jour et 43% jusqu’à 3 fruits et légumes. Et pour clore le chapitre des inquiétudes alimentaires pointées par les élèves de ce lycée implanté près de l’Orange Vélodrome, 55% confessent ne pas prendre de petit-déjeuner chaque matin. Une cause souvent directe de la fringale qui ne manque pas de survenir à 10h, 68% concèdent grignoter entre les repas.
« On est fatigué après avoir mangé de la malbouffe »
Forte de ces appréciations, la diététicienne Morgane Catala-Roigt de l’Hôpital Saint Joseph pouvait alors dérouler une intervention piquante sur la manière de retrouver un équilibre alimentaire plus satisfaisant. D’ailleurs seuls 4 élèves sur 10 estiment avoir une alimentation équilibrée, « mais on n’a pas assez de temps pour déjeuner ! » se plaindra l’une d’elles. Ces jeunes sont très lucides sur leurs comportements et l’impact sur leur santé, 57% déclarant « se sentir fatigués après avoir ingurgité de la malbouffe » !
Bref, ils savent que c’est néfaste pour leur santé, mais comment changer la donne ? C’est bien là l’objectif de ces conférences proposées par M24 Sport Santé tout au long de l’année : donner aux élèves des clés pour modifier des petites choses dans leur quotidien. D’abord – c’est un impératif rappelé par la diététicienne – il faut boire au réveil pour hydrater le corps et le remettre en route.
19% des filles sont trop maigres
Il est également nécessaire de manger pour alimenter le cerveau qui va être très sollicité en cours. L’idéal est de prendre un laitage (surtout pas à 0% car alors la vitamine D n’est pas absorbée par l’intestin), un fruit et une céréale, par exemple une tartine. Evidemment, gare aux céréales industrielles pleines de mauvais sucres, d’additifs artificiels et de gras. C’est en quantité limitée et pas tous les jours.
Morgane Catala-Roigt attire l’attention des élèves sur deux chiffres inquiétants : 17% des 6-17 ans sont en surpoids ou en obésité et 19% des filles en situation de maigreur. Ces deux états perturbent le développement des jeunes gens dans tout leur corps et risquent d’impacter leur vie d’adulte. On sait déjà que les cancers et les maladies cardiovasculaires sont en train d’augmenter fortement chez les jeunes adultes français.
« C’est bien l’alimentation végétarienne ? » demande une élève. La nutritionniste attire l’attention sur le risque encouru de carences graves si des compléments ne sont pas consommés à côté. « Je vous conseille, si vous voulez perdre du poids, d’en parler à votre médecin ou de prendre rendez-vous avec une diététicienne car c’est plus facile et sécurisant d’être accompagné par un professionnel de santé. »
95% des Français ne bougent pas assez
Le docteur Frédéric Blanc estime lui aussi qu’il faut aider nos jeunes gens, soumis à des injonctions et tentations permanentes, à aller mieux. Anesthésiste-réanimateur à l’hôpital de la Timone-Enfants (Assistance Publique – Hôpitaux de Marseille), il leur a parlé des bienfaits de l’activité physique. « L’idée, ce n’est pas de devenir des champions mais d’acquérir un état de bien-être physique, mental et social. Le manque d’activité physique entraîne des problème de santé dans 95% de la population. Il faut savoir que simplement rester assis trop longtemps dans la journée augmente le risque d’avoir un cancer. L’activité physique limite le surpoids et l’obésité. Or la vie est quand même plus simple sans maladie« .
Tableaux à l’appui, le médecin souligne que bouger améliore sa capacité d’apprentissage et sa concentration à l’école ou au travail, « cela m’apporte aussi du plaisir dans mes relations sociales car on côtoie d’autres personnes. »
L’activité physique favorise la santé mentale
Ce médecin insiste fortement sur les bienfaits du mouvement pour prévenir la maladie mentale. Or on sait que la santé mentale de plus en plus de jeunes est fragilisée, l’isolement provoqué par une fréquentation déraisonnable des réseaux sociaux contribuant à cette bascule inquiétante.
« L’activité physique permet de prévenir l’anxiété, l’angoisse, de mieux gérer son stress, elle diminue la dépression et améliore la confiance en soi et aide à avoir un sommeil de qualité. » Le manque de sommeil est clairement un problème pour la majorité des ados qui devraient dormir entre 8h30 et 9h30 par nuit. Ils sont plus souvent à 7h ou 8h maximum. L’omniprésence du portable n’est pas étrangère à cette carence, comme chez les adultes. « Dormir peu provoque non seulement de la fatigue en journée mais également d’autres soucis, comme l’obésité. »
Le téléphone dévore tout leur temps libre
Dans leur enquête, près de 8 élèves sur 10 ont indiqué passer au moins 5 heures, et même souvent plus de 6 heures par jour, sur les écrans. Autrement dit, ils y consacrent la majeure partie de leur temps en dehors des cours.
Qu’est-ce qui change après une telle conférence d’une heure et demie ? Eh bien nous avons demandé aux élèves ce qu’ils pouvaient s’engager à modifier. Les filles se sont exprimées volontiers : « Je vais essayer de manger moins de fast-food, d’y aller moins de 3 fois par semaine, et d’augmenter les fibres avec les fruits et légumes. » « Moi je vais supprimer les écrans quand je mange pour être plus concentrée sur ce que j’avale. » « Je vais marcher plus longtemps quand je me déplace, moins prendre le métro. » Même les professeurs encadrant cet échange, Gaëlle Loussouarn, Stéphanie Audibert et Nathalie Rigard-Cerison, vont se mobiliser (et éteindre le portable plus tôt) !
Les recettes toutes simples du Dr Blanc
Ces lycéens d’Edmond Rostand ont tout compris. Car il ne s’agit pas de se fixer des objectifs inatteignables, qu’on abandonnera au bout de trois jours. Le Dr Blanc a insisté : « A votre âge, il est recommandé de faire une heure d’activité physique par jour, mais ça ne veut pas forcément dire courir ou faire du sport, mais plus simplement bouger, marcher, descendre une station de métro ou de bus avant l’école pour faire le reste à pied, pareil quand vous retrouvez vos amis en ville, prendre l’escalier et pas l’ascenseur, promener le chien, participer aux tâches ménagères à la maison. » C’est pas sorcier, si ? Et ça peut tout changer !
Il en faut peu pour être en bonne santé… surtout à 16 ou 18 ans. Mais l’équilibre entre alimentation, activité physique et sommeil est souvent précaire. Si on n’y prend garde, la junk food et la sédentarité conjuguées avec ces dévoreurs de sommeil que sont les écrans se transforment en menace sur la santé de nos enfants.
Cette fois, c’est le lycée La Cadenelle – avec sa directrice adjointe Karine Argemi et le professeur d’EPS Sylvain Carles – qui a accueilli une double conférence sur la prévention en matière de santé proposée par M24. Etaient mobilisés deux experts venus de l’Hôpital Saint Joseph : le médecin du sport Baptiste Montcoudiol et la diététicienne-nutritionniste Morgane Catala-Roigt. L’objectif, modeste, de cette initiative est d’établir un constat sur les habitudes des lycéens afin de leur proposer des solutions immédiatement applicables pour corriger le tir en faveur de leur santé.
Le constat donc. Il a été dressé par les élèves eux-mêmes (photo ci-dessous) qui ont interrogé plus de 300 de leurs camarades pour connaître leurs habitudes alimentaires et sportives. Le bilan n’est pas toujours reluisant.
Au registre des points négatifs relevés par les élèves eux-mêmes, l’absence de prise de petit-déjeuner pour 48% des 300 lycéens interrogés, 12% qui ne mangent aucun fruit et légume et 29% seulement deux par jour, la moitié des élèves qui va au fast food 2 à 3 fois par semaine et une majorité qui avale une dizaine de sodas chaque semaine.
4 à 6 heures d’écrans par jour
Côté sommeil, ce n’est pas l’idéal non plus avec une grosse majorité qui dort entre 6 et 8h par nuit quand 9h sont recommandées à l’adolescence, comme leur rappelle le Dr Montcoudiol. Alerte encore sur les écrans, – dont l’utilisation est corrélée au manque de sommeil et à la sédentarité : la plupart des élèves annoncent 4h à 6h d’écrans par jour. Ce qui veut dire que certains y passent le plus clair de leur temps une fois sortis de cours.
Sur un plan plus positif, les trois-quarts déclarent faire du sport en dehors du lycée (où ils n’ont que 2 heures d’EPS hebdomadaires).
Le Dr Montcoudiol (ci-dessus) explique : « Les comportements que vous mettez en place durant l’adolescence vont se pérenniser dans votre vie adulte. Il faudrait faire au moins une heure d’activité physique par jour – comme marcher pour venir au lycée, monter les escaliers – plus 3 heures par semaine plus intensives. En gros, seuls un garçon sur deux et une fille sur 3 fait suffisamment de sport. Or c’est bon pour les os qui sont en pleine croissance, pour le coeur qui va ainsi pomper plus de sang pour bien irriguer vos organes et votre cerveau, et ça fait diminuer la masse grasse. »
Incroyables bienfaits du sport
Mais l’important est de cultiver le facteur plaisir. Plutôt que courir sur un tapis, leur professeur Sylvain Carles leur conseille ainsi d’aller marcher avec un ami dans la colline.
Le médecin démonte une idée fausse selon laquelle « le sport arrête la croissance ». C’est possible mais uniquement quand on fait du sport intensément et à haut niveau. On a aussi noté que ceux qui font le moins de sport font plus de diabète, et c’est une maladie qu’on garde toute sa vie. Cela limite également le risque de cancer, d’asthme, d’hypertension, de cholestérol, de dépression. Quand on fait du sport, on a un meilleur moral, moins d’anxiété, ça stimule l’appétit, on dort mieux, et ça augmente la confiance en soi. »
Au réveil, il faut boire
La diététicienne-nutritionniste a elle aussi fourni une batterie de conseils faciles à mettre en pratique. A ceux qui n’ont pas faim le matin, elle rappelle l’importance de nourrir son cerveau qui va être hyper sollicité toute la matinée. « Commencez simplement par vous hydrater, votre corps en a besoin après une nuit d’abstinence. Prenez de l’eau, un yaourt à boire. Puis vous passerez à la compote et ensuite, au fil du temps, à un aliment solide. » Elle invite à limiter la consommation des céréales grasses et sucrées, bourrées d’additifs. « On peut garder les Chocapic mais en plus petite quantité, avec un fruit et du lait.«
Gare au jeûne intermittent !
Morgane Catala-Roigt met en garde contre la mode du jeûne intermittent qui consiste à sauter le premier repas de la journée, notamment pour espérer perdre du poids. « Cette habitude engendre des carences qui peuvent perturber votre corps en plein développement. »
Pour terminer l’échange avec les élèves, elle leur a demandé ce qu’ils pourraient changer dans leur quotidien. Des filles annoncent qu’elles ont compris qu’elles doivent manger plus de légumes et boire plus d’eau au long de la journée. L’une annonce qu’elle va boire moins de soda. Un garçon prend conscience qu’il doit décocher des réseaux et dormir plus de 4 heures par nuit. « Moi aussi je suis addict au téléphone, confie le Dr Montcoudiol. Ma solution est de le mettre hors de la chambre quand je me couche, et j’ai un réveil pour me lever. »
Après La Cadenelle, c’est le lycée Edmond-Rostand qui accueillera la prochaine conférence mardi 3 mars avec le docteur Frédéric Blanc et Morgane Catala-Roigt.
Il se rêve en ingénieur des avions du futur et il bûche dur pour cela au sein de son collège Saint-Charles Camas (5e arrondissement de Marseille). Mais Léo Capraro est aussi un passionné de foot, défenseur depuis quatre ans dans le club de l’UGA Arzdiv.
Vous l’aurez compris, une des qualités de ce jeune homme, c’est la persévérance. Aussi n’a-t-il jamais raté une seule des éditions de notre challenge initié début 2023. Et cette fois, il décroche la timbale grâce à sa vidéo où il a imaginé une chorégraphie sur le football.
La présidente de M24, Muriel Pruvot, lui a remis sa récompense, dont la valeur a littéralement scotché le minot et sa maman : un bon d’achat de 150 euros dans un magasin de sport, 2 places pour le match OM – Nantes le 4 janvier à l’Orange Vélodrome, une tenue de foot Puma, une écharpe, un mug et une gourde tous évidemment siglés OM. C’était Noël avant l’heure !
Une centaine d’élèves ont participé, en solitaire, en duo ou en trio, à notre concours.
Les arts martiaux à l’honneur
2e place pour Aude et Héléna, élèves de cours moyen à Saint-Charles Camas, un établissement qui a fortement participé au challenge via notamment une diffusion de l’appel à participer sur la plateforme Ecole Directe. 3e place pour William du Pietro, en 6e au collège de Provence. 4e Isaac Chaligne en CE2. Ils iront tous voir jouer l’OM avec la personne de leur choix le 4 janvier.
Trois lycéennes de L’Olivier-Robert Coffy s’emparent de la 5e place : Manuela, Astrid et Anaïs. Grâce à leur mise en scène humoristique sur leur représentation des arts martiaux, elles iront voir jouer les hockeyeurs des Spartiates en février dans le temple bouillant du Palais de la glace. Deux lycéennes de Mélizan arrachent la 6e place – là encore en mimant vigoureusement les arts martiaux – et se voient offrir un maillot d’entrainement de l »équipe féminine de l’OM.
Améliorer la santé des enfants
7e Kym et Alyana et 8e Emma et Gianni, tous élèves en primaire à Chevreul-Champavier, repartent avec des goodies de l’OM et un bonnet de bain du Cercle des Nageurs. Des gourdes et des écharpes de l’OM encore pour Camille Bucchini (9e) et Ava Zouvi (10e) de Saint-Charles Camas, Julian (11e), Karine et Aïda (12e) du collège l’ORT-Bramson et pour Antoine et Nolan (13e) en CM1 à Saint-Charles Camas.
Rendez-vous en 2026 pour de nouvelles aventures dont l’objectif puise dans les racines de notre association : favoriser l’activité physique afin d’améliorer la santé de nos enfants.
Nous remercions Treizième Homme – Olympique de Marseille pour sa générosité, tout comme le club de hockey des Spartiates, le Cercle des Nageurs de Marseille, Riso Impression, le Crédit Agricole Alpes Provence, Sodexo. Ils ont gâté nos petits !
Qui succédera en ce mois de décembre 2025 au jeune vainqueur du baby-foot de l’école Chevreul-Champavier en décembre 2024, après les 3 collégiennes de l’établissement ORT-Bramson victorieuses du challenge vidéo « Danse avec ton sport » 2023 ?
Du 12 au 30 novembre 2025, nous invitons tous les élèves du CE2 à la terminale scolarisés dans une école, un collège ou un lycée adhérent à M24 à réaliser une petite chorégraphie de 45 secondes maximum pour mettre leur sport préféré en valeur, ceci à travers une courte vidéo accompagnée d’une musique de leur choix.
Photo Claude ALMODOVAR
Football, basket, ping-pong, équitation, natation, danse, hockey sur glace, athlétisme, volley, pétanque, break dance, judo, tennis… tous les sports sont admis, même les plus confidentiels ! Pourvu que ça bouge et que l’activité physique au service de la santé soit valorisée.
Essayez d’être inventifs et de vraiment danser votre sport à fond ! Nous allons primer l’originalité et l’énergie déployée !
De nombreux lots sont à gagner : un bon d’achat de 150 euros chez JD Sport, 6 places pour un match de l’OM en Ligue 1, des places pour un match des Spartiates, le kit natation du Cercle des Nageurs, des goodies OM, des cadeaux Sodexo, Crédit Agricole, Riso, des tee-shirts M24… (liste des récompenses non contractuelle).
Bref : ça vaut le coup de participer !
Remise des récompenses avant Noël
Le jury présidé par Muriel Pruvot, présidente de l’association, se réunira début décembre et la liste des gagnants sera communiquée vers le 10 décembre sur notre site internet.
Les lots seront remis aux élèves vainqueurs via les établissements scolaires.
Voici les règles à respecter pour participer au challenge vidéo 2025 « Danse avec ton sport » :
Seuls les élèves des établissements adhérents à M24 peuvent participer (les élèves seront informés du concours par le chef d’établissement ou leurs enseignants à partir du 12 novembre 2025 ou par voie d’affichage ou en se rendant sur notre site M24 Sport Santé).
La vidéo envoyée ne devra pas excéder 45 secondes.
Le message l’accompagnant devra obligatoirement comporter les noms des élèves, leur classe et le nom de l’établissement, ainsi qu’un numéro de téléphone et/ou une adresse mail de la famille des élèves.
Le tout devra être adressé à M24 Sport Santé entre le 12 novembre et le 30 novembre 2025 au plus tard par mail à l’adresse suivante : dansetonsportm24@gmail.com OU sur le compte Instagram de M24 (envoyer sur le mail ou sur Instagram, pas sur les 2). Il est recommandé d’éviter les fichiers trop lourds.
On peut se filmer seul, à deux ou à trois élèves maximum
Une seule vidéo est autorisée par élève ou groupe d’élèves
Les noms des lauréats seront publiés sur le site internet de M24 et sur les comptes Instagram et Linkedin. M24 se réserve le droit de diffuser certaines vidéos, sauf mention express d’un refus de diffusion par les participants. Cette mention n’empêche nullement de participer au challenge.
Les lots seront transmis aux établissements scolaires à partir du 15 décembre. Certains lots (places de matchs) seront consommables entre janvier 2026 et avril 2026, selon la mise à disposition par les clubs partenaires.
Incroyable réussite que cette 3e Coupe de Rugby des Ecoles et Collèges organisée par notre association jeudi 16 octobre 2025 au SMUC. 500 élèves de primaire et de collège ont livré des matchs fantastiques dans une ambiance de feu.
Evidemment, on a toujours un doute lorsqu’on propose une compétition axée sur le ballon ovale alors que dans cette ville, tout le monde ne jure que par le rond. Quand nous avons lancé cette compétition en 2023, c’était en lien avec la Coupe du Monde accueillie notamment à l’Orange Vélodrome. Mais fallait-il poursuivre l’ouverture ?
500 élèves engagés à fond !
En 2024, on a retenté le coup et ce fut une réussite. Alors rebelote en cette veille de vacances de la Toussaint 2025 : 500 scolaires de CM1 et CM2 et des collégiens ont disputé ce tournoi sur le magnifique complexe Jean Bouin mis à disposition par la Ville de Marseille en lien avec l’Académie d’Aix-Marseille.
Résultat : une très haute intensité d’engagement, que l’on voit rarement dans les autres sports. Heureusement qu’il s’agissait de flag rugby, autrement dit de rugby sans contact ! De 9h45 à 15h15, on a vu des minots littéralement mordre dans le ballon, avides de marquer, s’offrant des chevauchées fantastiques ou bâtissant des phases de jeu parfois très habiles.
Fair-play absolu, chapeau les minots !
On a ainsi vu des oppositions très disputées, par exemple en collège. Le tout avec un fair-play absolu, auquel veillaient la vingtaine d’étudiants en STAPS en spécialité « rugby », détachés pour arbitrer par le doyen de la Faculté des Sciences du Sport, Rémy Casanova.
Pourtant, la plupart de ces enfants ne jouent pas habituellement à ce sport, hormis dans des collèges qui l’inscrivent comme projet en EPS sur une année. Mais cette pratique plaît. Et puis quel cadre fantastique que les terrains pelousés du SMUC !
Aux alentours, c’est un décor de carte postale. C’est vrai, tu regardes à droite tu vois la Cité Radieuse du Corbusier, le Brasilia et la vague blanche du toit du Vélodrome, à gauche se profilent le Grand Pavois et Notre Dame de la Garde, le Roucas-Blanc.
Ils sont venus de tout Marseille
Une quarantaine d’équipes issues de dix établissements venus des 5e, 8e, 10e, 12e, 14e et 15e arrondissement de Marseille, du public (Elsa Triolet, Henri Wallon…), comme du privé à l’instar de Vitagliano-Orphelins Apprentis d’Auteuil, des établissements catholiques (Provence, Saint-Charles Camas, Saint Joseph Viala, Saint Barnabé, Jeanne d’Arc…), le collège juif de l’ORT ou le collège musulman Ibn Khaldoun, ont donc joué ensemble.
Chaque équipe devait être obligatoirement mixte. On a pu compter sur des enseignants surmotivés afin de coacher leurs élèves. Certains mouraient d’envie de pénétrer sur le terrain pour s’emparer du ballon, n’est-ce pas Paul, Manue, Idris et Cathy ?
« C’est fantastique cette rencontre de tous ces élèves de différents quartiers, et en plus sur le plus beau complexe sportif de Marseille ! » s’enflamme un prof d’EPS des quartiers Nord.
C’est vrai, on respire ici, les installations sont splendides. D’ailleurs les enfants pouvaient également s’initier au basket sous le regard de Christine et Joëlle, enseignantes retraitées et bénévoles à M24, ainsi qu’au foot avec Claude à la baguette.
Les étudiants en redemandent !
Valentine et Gwen, étudiantes en 1re année de STAPS, sont arbitres et c’est leur première expérience. « Je trouve cela incroyable, il y a une ambiance géniale entre toutes ces écoles, j’espère qu’il y aura d’autres occasions comme celle-ci ! » s’enflamme Valentine.
Chaque équipe ayant disputé entre 6 et 8 matchs, autant dire que les enfants sont repartis rincés, et transpirants car il faisait chaud sous un soleil radieux ! Mais avant cela, bien sûr, ils ont assisté à la remise des coupes.
De magnifiques trophées en métal qui seront exhibés avec fierté dans les accueils des écoles.
Une équipe expérimentée
Pour mener cette journée millimétrée, il fallait une équipe de choc ! Avec des encadrants aguerris à ce genre de grande manifestation sportive.
Merci à Nayssim Belagoune, éducateur sportif et coach professionnel, qui a orchestré le déroulement des épreuves, aux étudiants arbitres venus de Luminy et aux membres de M24 Sport Santé : Eric Martelli, Dominique et Christine Rabier, Jean-Luc Viala, Joëlle Boissard, Claude Labit, et Benjamin à la technique !
Novembre, mois de la danse
Merci à la Ville de Marseille et à l’Inspection d’Académie pour la mise à disposition des lieux, à l’équipe du SMUC – Pierre Vigouroux – pour l’accueil et le prêt du club house pour le QG.
Prochain rendez-vous : le challenge « Danse avec ton sport ! » qui animera les établissements scolaires adhérents à M24 durant ce mois de novembre 2025. Tous les élèves seront invités à produire en vidéo une chorégraphie mettant en scène leur sport préféré.
Champions League en foot avec l’OM. Ligue des Champions en waterpolo avec le Cercle des Nageurs de Marseille (CNM). Ligue Magnus en hockey sur glace avec les Spartiates. Jeux Olympiques en para-aviron avec Alexis Sanchez et l’Avi Sourire. Trois ans d’existence et notre association M24 évolue déjà au top niveau avec ces clubs et athlètes prestigieux. Quoi, vous l’ignoriez ?
Bon OK, on est marseillais, on exagère un poil. Mais pas tellement en fin de compte. Car tous ces noms qui font rayonner la 2e ville de France sont des partenaires fidèles de notre jeune association. Ils nous ont incroyablement boostés ! C’est la magie de Marseille ! Celle qui est fondée sur la générosité de ces clubs ancestraux (l’OM compte 126 printemps et le CNM a été fondé en 1921).
Ce tissu de soutiens effectifs est solidement engagé à nos côtés. Songez que l’OM via sa fondation Treizième Homme accueille 200 de nos collégiennes joueuses de foot comme lors du dernier tournoi à l’OM Campus le 23 juin 2025 (photo des collégiennes d’Elsa-Triolet ci-dessus). Le Cercle des Nageurs a encore reçu 300 élèves de CM1 et CM2 dans son bassin olympique en juin dernier.
Les écrans sous surveillance
Les Spartiates invitent des familles pour suivre leurs matchs et le rameur Alexis Sanchez, finaliste des JO paralympiques 2024, double amputé des jambes, a conquis par sa ténacité et son courage des centaines de nos lycéens rencontrés lors de nos conférences.
Ce contrat pluriel, nous l’avons donc renouvelé mardi 23 septembre en présentant depuis le Cercle des Nageurs notre 4e saison qui se déploiera jusqu’à l’été 2026.
Muriel Pruvot, présidente de M24 (photo ci-dessus), a détaillé les 6 compétitions sportives inter-établissements scolaires prévues (à commencer par la Coupe de rugby des écoles et collèges le 16 octobre avec 600 joueurs réunis au SMUC), les conférences sur l’alimentation, l’activité physique et la santé mentale proposées dans les lycées et collèges, les ateliers de prévention sur le rachis ou le langage avec l’Assurance Maladie, le nouveau challenge sur les recettes sportives avec Sodexo.
Apprendre aux jeunes à gérer les réseaux sociaux
Nouvelle également la sensibilisation aux écrans et aux usages numériques que notre récent partenaire Orange initie auprès des écoles adhérentes à M24. Comme l’a précisé lors de cette soirée de présentation Vincent Parisot, directeur RSE et Communication d’Orange Sud-Est (photo ci-dessous), ces enjeux sont considérables pour des jeunes générations littéralement happées par les réseaux sociaux et qui ne savent pas gérer ce qui relève de la manipulation, des fake news ou de l’information vérifiée.
Toutes ces possibilités d’activités coordonnées par M24 Sport Santé ont bigrement intéressé les chefs d’établissement et enseignants réunis dans le cadre majestueux du Cercle (bienvenue au lycée de la Cadenelle, dernier entré, représenté par sa directrice adjointe Karine Argemi).
Le docteur Hervé Collado (photo ci-dessous), médecin chef de la clinique Saint Martin Sport et vice-président de M24, a également rappelé les ravages sur la santé de l’inactivité physique concomitante de la surconsommation d’écrans. 1 jeune sur 2 déclare passer plus de 6 heures par jour devant les écrans (la plupart des chiffres de cet article sont tirés du dossier de présentation de la Grande Cause Nationale 2024, intitulé « Bouge 30 minutes chaque jour ! » et édité en novembre 2023 par le Gouvernement et l’association « Pour une France en forme »).
Le Dr Collado sonne le tocsin
Difficile dans ces conditions d’avoir encore du temps pour jouer dehors. Résultat : 80% des 11-17 ans ne respectent pas les recommandations de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), soit 60 minutes d’activité physique quotidienne. En 40 ans, ils ont perdu 25% de leurs capacités physiques et même 40% de leurs capacités cardio-vasculaires. Halte au feu ! proclame le Dr Collado. « Vous vous rendez compte que maintenant l’OMS est obligée de nous dire qu’il faut inciter nos enfants à faire de l’activité physique !«
Pour le dire autrement, ils courent bien moins vite et moins longtemps que leur grand-père au même âge ! « Dans les années 70 ou 80, on était toujours dehors, on se déplaçait à pied, à vélo, on jouait au foot ou au tennis, a rappelé le médecin. Un jeune courait 600 mètres en 3 minutes. Aujourd’hui il a besoin d’une minute de plus pour parcourir la même distance ! On bougeait, on faisait travailler son corps. En 2025 un jeune reste trop souvent et trop longtemps dans sa chambre devant un écran.«
Adultes : on crève d’être trop assis !
Mais que les adultes ne s’estiment pas quittes pour autant. Ce phénomène les frappe également de plein fouet et leur coûte de précieuses années de vie en bonne santé. Un adulte est assis en moyenne 12 heures dans une journée travaillée, et 9 heures dans une journée non travaillée. Ajoutez-y 7 à 8 heures au lit, il ne reste pas beaucoup de temps passé debout…
On pense ainsi que 8% des décès sont désormais provoqués par les conséquences de l’inactivité physique. Un exemple très parlant : l’activité physique – 150 minutes par semaine à un rythme modéré, du genre 30 minutes quotidiennes de marche rapide – réduirait jusqu’à 40% le risque de cancer du sein et le risque de récidive de plus de 20%. Pour le risque d’AVC, c’est 20 à 60% en moins ! Les personnes qui ont une activité physique insuffisante ont un risque de décès majoré de 20 à 30%.
Tous les invités à cette soirée de lancement sont repartis avec la conviction qu’il faut stimuler encore plus activement nos enfants. Premier rendez-vous de la saison 4 pour M24, le tournoi de rugby détaillé par Eric Martelli, chef d’établissement, ex-rugbyman au SMUC et vice-président de M24 (photo ci-dessous).
Tous nos partenaires sont également prêts à relever les manches pour cette cause absolument majeure de santé publique. De la Fondation du Crédit Agricole Alpes Provence à la plateforme Aplim-Ecole Directe, de Sodexo à la Fondation Hôpital Saint Joseph, en passant par l’APHM, la faculté des sciences du sport du doyen Rémy Casanova, le Stade Marseillais Université Club, l’Avi Sourire, Riso Impression et maintenant Orange, l’union est sacrée au service de la santé de nos minots.