M24 a transformé l’Orange Vélodrome en salle de classe !

Incroyable journée pour 220 lycéens marseillais et toulousains qui ont investi le temple du football et échangé avec des sportifs de haut niveau.

Qu’on aime le foot ou pas, il faut bien reconnaître au stade phocéen une qualité majeure : il fédère toute une ville et même bien au-delà. On en a eu une nouvelle preuve en ce lundi 17 mars 2025 avec la réunion de 220 lycéens issus de 7 établissements marseillais et 1 toulousain, puisque M24 a fait des petits jusque dans la Ville Rose !

Photos Leonore Pellegrin, Treizième Homme (sauf mention contraire)

Ces élèves de la seconde à la terminale ont participé à la Grande Conférence organisée pour la deuxième année par notre association et Treizième Homme (la fondation de l’OM) sur le thème : « Comment le sport nous rend plus forts ! » Une sorte de master class animée par l’auteur de ces lignes, le coordinateur de M24 Philippe Schmit, dans un salon de l’Orange Vélodrome où il ne restait plus une chaise de libre (la vérité : on aurait disposé de 1 000 places, on les aurait remplies !). Regardez donc cette vidéo pétillante réalisée par Killian Blisson !

Les lycéens et leurs professeurs ont écouté et dialogué avec trois sportifs de haut niveau aux profils très particuliers : Alexis Sanchez, 25 ans, champion de France de para aviron licencié au club phocéen de L’Avi Sourire, Jérôme Raffetto, 45 ans, capitaine de l’équipe OM de foot pour amputés, et Roxane Couasnon, 26 ans, défenseure latérale de l’équipe féminine de l’OM qui évolue en Ligue 2.

La Dr Solène Gallas, médecin du sport à l’Institut du Mouvement et de l’Appareil Locomoteur installé à l’hôpital Sainte Marguerite, et Vincent Parisot, spécialiste de l’usage des écrans et directeur régional de la communication d’Orange, complétaient le plateau.

Ce fut l’occasion pour nos lycéens d’interroger les athlètes sur leur rythme de vie, leur hygiène de vie, leurs perspectives sportives et professionnelles, l’inégalité salariale hommes-femmes dans le foot, et bien sûr comment le sport leur permet de surpasser.

Jérôme Raffetto. Photo Treizième Homme

Alexis et Jérôme ont un destin commun. Tous deux ont été amputés au-dessus du genou à la suite d’un accident de la route. C’était en 2005 pour Jérôme, alors joueur de football professionnel, lorsqu’une voiture l’a percuté sur le parking pendant qu’il sortait son sac du coffre de son véhicule. Il s’est retrouvé coincé entre les deux pare-chocs. Jambe gauche écrasée, la droite sauvée de justesse mais encore très abîmée. Alexis a perdu le contrôle de son deux-roues sur une autoroute en août 2019. C’est un témoin qui lui a sauvé la vie en lui faisant un garrot. Les médecins ont dû l’amputer des deux jambes.

Tous deux se sont relevés au terme d’une lutte physique et mentale exceptionnelle. Alexis a expliqué que sa décision de se lancer dans ce défi sportif avait été prise dès son lit d’hôpital. « Mon père m’a montré des vidéos avec des gens qui avaient perdu leurs jambes et qui pratiquaient à un haut niveau.« 

Le rameur déjà multi médaillé a expliqué aux ados, impressionnés et subitement très silencieux, que l’adversité rencontrée lors de cette épreuve l’avait contraint à se forger un mental d’acier.

C’est lors de la rééducation qu’il a découvert l’aviron. « Avant, je faisais du sport, comme tout le monde, pas mal de foot, mais sans plus. » Après avoir hérité de ses deux prothèses qu’il a fallu adapter aux moignons, Alexis s’est fixé un objectif : aller faire les JO de Paris 2024 ! Impossible pour le commun des mortels… pas pour lui !

En parallèle de ses études d’ingénieur, il s’est entraîné nuit et jour les yeux rivés sur cet horizon. Il est allé arracher les qualifications, a intégré l’équipe de France et… il a terminé 5e de la finale des Jeux Olympiques et Paralympiques en août dernier devant les caméras du monde entier !

Photo L'Avi Sourire

Alexis sacré champion de France… de ski !

Alexis vise les JO 2028 aux Etats-Unis bien sûr, mais pas que. Il a ainsi expliqué aux lycéens s’être fixé un nouveau défi : participer aux Jeux Olympiques d’hiver 2030 en France, dans notre région notamment, en concourant en ski de fond-fauteuil ! Irréaliste ? Eh bien la veille de cette conférence, dimanche dernier donc, Alexis est allé remporter le titre de champion de France en Haute-Savoie ! Rien que ça ! Il s’était entraîné discrètement tout l’hiver dans ce but.

Jérôme a lui aussi un emploi du temps très chargé. Il était rentré la veille de deux matchs en championnat disputés à Annecy, soldés par une victoire 4-2 face à Annecy et une défaite 0-1 contre les Parisiens.

Roxane la footballeuse a confié à son tour combien la pratique intensive est exigeante pour le corps et l’esprit. Elle s’entraîne 5 jours par semaine – ça tombait bien pour nous, lundi étant son jour de repos ! – et joue le dimanche. Son avenir, elle le voit d’ici 4 ans dans l’armée française « car ce sont des valeurs qui me plaisent » a-t-elle confié aux lycéens.

Mais d’ici là, elle espère bien aider l’OM à se hisser en Ligue 1 dès le mois de mai pour aller affronter le PSG et l’Olympique Lyonnais la saison prochaine. « On a un point de retard sur le 2e mais un match en retard. » Il reste 4 matchs à domicile et grâce à Treizième Homme, 50 filles élèves d’établissements adhérant à M24 seront conviées à chacun d’entre eux à l’OM Campus, et déjà ce dimanche 23 mars face à Nice.

Faut-il prendre des protéines ?

La médecin a rappelé que la grande majorité des adolescents n’effectue pas les 60 minutes quotidiennes d’activité physique recommandées et que la vague de surpoids qui déferle sur l’Europe, à cause de la malbouffe et de la sédentarité, a des conséquences très importantes sur leur développement. Plusieurs questions émanant de garçons pratiquant la musculation ont porté sur la prise de compléments alimentaires et notamment de protéines.

La Dr Gallas s’est montrée assez nette dans ses réponses : vous avez déjà tout ce qui est nécessaire dans une alimentation variée. Elle conseille cependant aux jeunes de consulter un médecin du sport s’ils ont une pratique soutenue afin d’évaluer leur besoins et de discuter de leurs habitudes, pour éviter carences et blessures.

Dr Solène Gallas

Le spécialiste des écrans Vincent Parisot a ensuite détaillé leur impact sur l’isolement social quand l’usage des smartphones et tablettes devient excessif. D’ailleurs les athlètes ont tous reconnu se tenir loin de leur téléphone et fréquenter assez peu les réseaux sociaux afin de rester concentrés sur leur activité physique et leur sommeil, tellement essentiel à l’équilibre.

La coupe aux grandes oreilles

Avant cette magnifique conférence, les 30 lycéens partis de Toulouse à 5h30 avaient eu le bonheur de visiter le stade et ses coulisses, vestiaires compris. Sans oublier le passage devant la coupe aux grandes oreilles, le trophée de la Ligue des Champions remporté en 1993 grâce à la tête de Basile Boli. « Un incroyable bonheur que cette visite ! » rapporte avec émotion le chef d’établissement du Sud-Ouest, Joël Lepetit.

Ils ont quitté le stade à 18h, après un passage par la Boutique de l’OM, des étoiles plein les yeux… et 5 heures de bus à se goinfrer encore, quand même !

Sur les traces de Rabiot, Rongier et Balerdi

Les partenaires de M24 et nos sportifs sur la pelouse de l'Orange Vélodrome en ce lundi 17 mars 2025 (Photo Chloé Garabedian).

Les partenaires de M24 conviés eux aussi pour l’occasion – chefs d’établissement, professeurs d’EPS référents, soutiens comme la Fondation du Crédit Agricole Alpes Provence avec Nassy Guetrani et Fabien Bruno, Sodexo avec Pierre-Thomas Jean, Aplim-Ecole Directe avec Erwan Lamour, la Région Sud avec Hervé Liberman ou encore Riso Imprimerie et l’Hôpital Saint-Joseph représenté par sa directrice générale Sophie Dostert… – ont également reçu un joli petit cadeau : ils sont entrés sur la pelouse de l’Orange Vélodrome en passant par le tunnel des joueurs ! Comme Rabiot, Balerdi, Bennacer, Rongier et Hojberg ! Impression boeuf que cette arrivée magistrale dans la cathédrale du ballon rond !

Lionel Amatte, inspecteur d’académie représentant le recteur Benoit Delaunay retenu à Paris, a rappelé la maxime « Un esprit sain dans un corps sain », estimant qu’elle collait bien avec la démarche de M24. « Le rôle de l’école, c’est soutenir la pratique physique et sportive, c’est ça le rôle de l’association M24. »

La présidente de M24 Muriel Pruvot pouvait savourer la réussite de cette initiative fruit du partenariat avec Treizième Homme. Elle a permis à 220 lycéens de partager une fantastique leçon d’humanité et d’espoir : oui, le sport nous rend vraiment plus forts !

Les lycées participants : Edmond Rostand (8e arrondissement), L’Olivier (12e), Notre-Dame de la Viste (15e), Mélizan (11e), Ecole de Provence (8e), ORT-Bramson (10e), Saint-Charles Camas (5e), Les Maristes de Toulouse.

Photos Léonore Pellegrin et DR

Union sacrée entre les joueuses de l’OM et les collégiennes M24

Incroyable rencontre entre les pros et 24 élèves engagées dans le programme « Le Foot donne des Elles » développé par notre association pour promouvoir le football féminin à l’intérieur des collèges. On a vécu un après-midi de rêve.

Il était 16h15 en ce dernier mardi de février 2025 dans la cour du collège Chevreul Champavier à Marseille et l’on assista à un instant de grâce lorsque des élèves de 6e vinrent enlacer la gardienne de l’Olympique de Marseille. Se blottir contre Chloé N’Gazi et son mètre quatre-vingt, qui en avait les larmes aux yeux.

Ces collégiennes participant au programme mis en place par M24 « Le Foot donne des Elles » et soutenu par Treizième Homme, la branche sociale de l’OM, venaient de partager deux heures intenses avec cinq joueuses professionnelles. Et à cet instant-là, elles devaient quitter à regret leur nouvelle amie.

Les chefs d'établissement Eric Ferrari et Dominique Santelli ont accueilli les joueuses en présence de la conseillère départementale Marine Pustorino et de la présidente de M24, Muriel Pruvot (photos Ph.S)

Pas de burger la veille d’un match !

Il faut dire que Chloé comme ses coéquipières – Marie-Charlotte Léger, Ninon Blanchard, Grazziella Mazza et Dona Scannapieco – n’ont pas fait les choses à moitié. Après l’accueil des chefs d’établissements du 1er et du 2nd degrés de Chevreul Champavier – Eric Ferrari et Dominique Santelli -, de la conseillère départementale Marine Pustorino et de la présidente de M24, Muriel Pruvot, les Olympiennes ont échangé durant 45 minutes avec les 24 filles fans de ballon rond. Et les questions ont fusé !

Ninon Blanchard, défenseur central, en grande discussion avec des collégiennes.

Angèle : « Vous vous entraînez combien de fois par semaine ? » 5 séances de terrain et deux séances de musculation par semaine, match le dimanche, repos le lundi, répond l’attaquante Marie-Charlotte Léger. Sarah : « Est-ce que vous avez le droit de manger tout ce que vous voulez ? » On mange de tout, comme tout le monde, mais on fait attention, précise Chloé. Il faut bien s’hydrater toute la journée, et pas de fast-food les veilles de match ! Yasmine : « Quel est votre meilleur souvenir ?  » Mon premier but à l’OM, c’était contre Lens, indique Dona.

Marie-Charlotte Léger a signé des dizaines d'autographes et fait plein d'heureux !

« Nos adversaires sont surmotivées parce qu’on est l’OM »

Les joueuses ont expliqué avoir un emploi du temps rigoureux. Devoir faire une sieste l’après-midi. Actuellement 3e du championnat de France de Ligue 2, leur objectif est de monter en Ligue 1 en mai prochain. Mais, comme pour l’équipe masculine des Rongier, Gouiri et Maupay, les filles de l’OM sont « attendues partout au tournant, explique Marie-Charlotte Léger. Nos adversaires sont à 200% parce qu’on est l’OM. Elles sont surmotivées et on doit se surpasser« . Et c’est donc encore plus difficile de gagner.

Chloé N'Gazi, la gardienne de l'OM, au milieu des collégiennes. Beaucoup de complicité entre elles...

Grazziella : « Je fais des études de psycho en distanciel, ce n’est pas facile »

Autre aspect qui a intéressé les élèves, dont certaines évoluent en club, en plus de l’entraînement chaque mardi dans la cour du collège, la question des études. Ninon Blanchard, défenseur de 26 ans en provenance de l’AS Saint-Etienne où elle a joué onze ans, est titulaire d’un diplôme de professeure d’éducation physique et rejoindra peut-être l’enseignement en fin de carrière.

Chloé, la gardienne, possède une licence en communication. Marseillaise pur sucre, Grazziella Mazza a 19 ans et évolue depuis cinq ans à l’OM. « J’ai eu mon Bac et je suis inscrite en licence de psychologie. Je suis les cours en distanciel, ce n’est pas du tout facile de faire des études en étant joueuse professionnelle.« 

3 matchs arbitrés par Thomas Klosowski de Treizième Homme ont eu lieu devant des centaines d'élèves et des enseignants.

Dormir, la condition pour être en forme

Et le téléphone portable, les réseaux sociaux ? Comment y échapper ou en tout cas ne pas y passer tout son temps ? « Parfois je me rends compte qu’il est 23 heures et que je suis toujours sur Insta ! lâche Chloé. Alors je coupe vite car il faut absolument dormir 9 heures. Le sommeil est la condition pour être en forme. »

Ces échanges ont sans doute donné envie à ces collégiennes de continuer à rêver de carrières sportives. D’autant que l’après-midi s’est poursuivi avec une série de matchs dans la cour, devant les élèves et notamment les garçons venus encourager les équipes et bien sûr faire signer des autographes. Mais avant tout ceci, orchestré par un des accompagnateurs de l’OM Bruno Velia, a retenti un phénoménal « Aux armes ! Nous sommes les Marseillais ! » Quel joli moment de communion avec ces élèves, ces profs, ces athlètes !

Photo finale pour célébrer cette rencontre inoubliable.

Vive le foot féminin, vive la mixité !

Eric Ferrari, chef d’établissement, pouvait se féliciter de cette belle leçon de mixité incarnée par ce programme éducatif en lien avec M24, « qui permet de briser les stéréotypes« . Muriel Pruvot confirme : « Dans les dix collèges participants au Foot donne des Elles, cela donne une dynamique nouvelle. Généralement, ce sont les garçons qui jouent au ballon et occupent la cour. Eh bien cette démarche permet aux filles de reprendre en force la cour de récréation ! »

Et l’élue Marine Pustorino d’enfoncer le clou : « Merci M24 pour tout ce que vous faites pour les établissements publics et privés. Le sport est important dans la vie de tous les jours et c’est un vecteur qui permet de grandir dans de bonnes conditions.« 

« Les parents nous remercient »

Franck Maniccia, l’intendant du collège, et Manon Huglo, adjointe à la vie scolaire et psychologue, pouvaient savourer le moment exceptionnel. Car ce sont eux qui encadrent les 24 petites joueuses. Mais de l’avis de Manon, le projet rayonne sur tous les élèves. « On s’est rendu compte que c’est important pour la cohésion de tous les 6e, y compris les garçons. Et ça va au-delà. Les parents des joueuses nous remercient de leur permettre de vivre ce projet.« 

Des élèves ont même fait dédicacer leurs... chaussettes ! Ce qui a bien fait rire les joueuses de l'OM. "Je vais l'encadrer dès que je rentre à la maison !" confiera une collégienne.

Les collégiennes ont en effet partagé deux heures de joie intense. Les pros l’ont bien compris, elles qui se sont régalé à jouer avec les jeunes filles et à signer des autographes, jusque sur des chaussettes ! Finalement, elles avaient également bien du mal à s’en aller vers l’OM Campus, leur camp de base. « On est surpris de la disponibilité des gens de l’OM« , se réjouit Manon Huglo dont les petites joueuses participeront au tournoi inter-établissements M24-Treizième Homme le 23 juin prochain à l’OM Campus justement. Et Treizième Homme va leur offrir une tenue complète à chacune !

« On vous reverra ? » lance une élève à Chloé ? Qui répond : « Venez nous voir jouer quand vous voulez le dimanche ! » Rendez-vous est pris, M24 fera passer les places aux établissements scolaires !

Bruno Velia et Ninon Blanchard célèbrent la victoire avec leur équipe de collégiennes !

C’est pas du bla-bla !

Tout le collège Chevreul Champavier s’est mobilisé en cette fin d’hiver. A la sortie de l’établissement, une quinzaine de garçons cette fois étaient encore agglutinés pour applaudir les joueuses professionnelles. Quelqu’un avait même passé l’écharpe bleu et blanche à la statue de la Sainte-Vierge qui trône dans le hall d’accueil… Quand on parle d’union sacrée dans cette ville autour de son club de foot, ce n’est pas que du bla-bla !

Ecrans, nuggets, canapé : c’est pas le régime qu’il faut !

Vous avez lu les dernières enquêtes publiées à l’occasion de la Journée mondiale contre le cancer, ce 4 février 2025 ? Elles pointent une augmentation des cancers chez les sujets jeunes : en France, 15 000 patients de 20 à 40 ans ont été touchés par un cancer en 2022. L’étude publiée en décembre 2024 dans The Lancet Oncology révèle que les cancers devraient augmenter de 12% dans le monde chez les 15-39 ans d’ici 2050.

S’exprimant à l’occasion de cette journée, le professeur marseillais de cancérologie Fabrice Barlési – il dirige désormais le plus grand centre de lutte contre le cancer en Europe, l’Institut Gustave Roussy à Paris – a dit redouter carrément pour les jeunes un « tsunami auquel il faut se préparer« . Notamment concernant les cancers digestifs.

Le coeur des ados pompe moins bien

Cette tranche d’âge gagnée par le cancer, c’est justement celle que notre association M24 essaie de sensibiliser à modifier son hygiène de vie. Et c’était l’objectif de la conférence organisée justement ce 4 février au sein du lycée Edmond Rostand, implanté juste en face du stade Orange-Vélodrome. La cheffe d’établissement Murielle Guiot-Bourg et la prof d’EPS Gaëlle Loussouarn ont fait appel à nos experts pour informer deux classes d’élèves se destinant aux carrières médico-sociales.

En défricheur, le docteur Hervé Collado, vice-président de M24 et spécialiste de médecine du sport. Il se montre très inquiet. « Par rapport à il y a 30 ans, votre génération a perdu entre 25% et 30% de capacités cardiovasculaires. Votre coeur, votre pompe, fonctionne 30% en moins et n’envoie pas suffisamment de sang vers vos organes. C’est énorme ! »

« Vos artères se bouchent »

La raison principale de cette baisse alarmante de la santé des jeunes Français, c’est bien sûr la sédentarité d’une génération scotchée aux écrans plutôt qu’aux selles de vélo. « Si l’on ajoute l’alimentation ultra transformée et trop riche en gras et en sucre, cela entraîne des maladies. »

Ce discours simple sans être simpliste interpelle les élèves. Le Dr Collado les interroge : quelles sont ces maladies ? Les mains se lèvent : « Le diabète ! » « L’obésité ! » « Les cancers. » « Le cholestérol ». « Il y a aussi les TMS Monsieur ! » Est également évoquée l’hypertension artérielle que les jeunes ne connaissent pas. Une redoutable tueuse silencieuse. « Et vous savez ce que tout ceci entraîne ? lance le médecin. La mort. Car cela bouche les artères et provoque des infarctus, abîme vos organes. Votre génération vivra sans doute moins longtemps que celle de vos parents.« 

« Venez à l’école à pied ! »

Alors que faire ? « A votre âge, une heure d’activité physique est recommandée chaque jour. Monter les escaliers, venir à l’école à pied plutôt qu’en bus, ça compte aussi. Faites du sport le week-end. Mais en réalité, on sait que les jours où vous n’avez pas école, vous bougez deux fois moins. » Satanés écrans !

Enseignant en EPS, Sylvain Carle constate la baisse de forme généralisée de ses élèves, qui s’est accentuée depuis environ cinq ans. Ils courent moins vite et moins longtemps. Il déplore également qu’à 15 ans trop d’élèves soient en surpoids.

Le fast-food voisin se frotte les mains

Un sondage effectué dans leur établissement par les lycéens avant cette conférence a obtenu 124 réponses. Plus d’un élève sur deux déclare ne faire que rarement du sport en dehors des cours obligatoires d’EPS. En contrepoint, ils se nourrissent souvent assez mal. D’ailleurs le fast-food voisin du lycée se frotte les mains.

L’alimentation ultra transformée et bourrée de sucre et de mauvais gras, c’est l’autre levier sur lequel il est possible d’agir pour améliorer la santé des ados. A condition de leur fournir des explications chiffrées. C’est la bataille conduite par la nutritionniste Cécile Capdeville, qui s’est arraché les cheveux à la lecture des autres éléments du sondage : 56% des élèves ne prennent pas de petit-déjeuner devant apporter 25% à 30% des apports caloriques de la journée. Surtout quand on va à l’école et que le cerveau réclame de l’énergie après une nuit de sommeil.

« Buvez de l’eau, fuyez les sodas »

« Vous dîtes que vous préférez dormir plutôt que prendre le temps de manger ? Ce n’est pas une bonne solution. » Il suffit de quelques minutes pour manger idéalement une ou deux tartines et un laitage, un fruit si possible sans oublier de boire de l’eau ou du jus de fruits mais composé de 100% de fruits pressés.

Et le goûter ? « Je le recommande, souligne l’experte. Il doit apporter 10% des apports caloriques. » Là encore, méfiez-vous des biscuits industriels. Préférez le pain avec du chocolat, une banane ou une pomme ou un laitage. « Et buvez de l’eau ! C’est la seule boisson indispensable à notre organisme. Tout le reste est superflu. »

Oui au hamburger… exceptionnellement !

Cécile Capdeville invite les élèves à ne pas manger au fast-food « sauf de manière exceptionnelle« . Or plus de 60% des 124 ados interrogés affirment y déjeuner « une à deux fois par semaine. » « Certains y déjeunent tous les jours » se désole la directrice.

« Bien sûr, c’est bon de manger un hamburger, c’est un plaisir que j’aime moi aussi. Mais seulement de temps en temps. Vous savez que les nuggets contiennent moins de 50% de poulet? ajoute la nutritionniste. Le reste, c’est de la peau ! » Beurk généralisé dans l’assistance… Malheureusement les enfants ne reçoivent jamais ce genre d’informations très concrètes.

Des additifs qui favorisent le cancer

Elle les incite encore à fuir les sodas pleins d’additifs et de sucre caché. Mais 1 élève sur 3 de ce lycée consomme du soda tous les jours et 1 sur 2 « de temps en temps ». Soit 84% !

« Et les sodas light, c’est mieux Madame, non ? » « Bonne question ! Eh bien non. » Prenant une célèbre marque de cola, la nutritionniste déroule sa composition : E150D, c’est du caramel au sulfite d’ammonium soupçonné d’être cancérigène: E951 : c’est de l’aspartame, un additif neurotoxique notamment. Une cannette contient l’équivalent de 7 morceaux de sucre. « Buvez de l’eau !« 

Le wrap bourré de mauvaises calories

Elle projette devant les regards surpris un tableau sur les apports caloriques. Un Big Mac : 509 calories; un wrap poulet-bacon : 609 calories. Une frite moyenne : 341 calories. Et le pompon, c’est que c’est cher et qu’on en ressort avec la faim au ventre quand on est en pleine croissance à 16 ans. Une salade Caesar, c’est seulement 152 calories.

30 questions et 90 minutes plus tard, les élèves repartent en cours. Les graines ont été semées dans les esprits. C’est que veut croire Murielle Guiot-Bourg. « Ils vont réfléchir à ce qu’ils ont entendu et seront peut-être plus attentifs à ce qu’ils mangent« . Attentifs aussi à lâcher un peu leurs écrans ? Le message est passé. On peut toujours rêver ! Surtout si les parents se réveillent à leur tour et s’interrogent également sur leurs pratiques…

150 danseurs ont mis le sport à l’honneur

Le 3e challenge "Danse avec ton sport" a réuni 150 participants issus de différents établissements scolaires, du primaire au lycée. Le jury s'est réuni le 10 décembre. C'est un élève de CM1 adepte de l'athlétisme qui remporte le premier prix.

And the winner is… Max Nadjari ! Cet élève de CM1 de l’école Chevreul-Champavier (5e arrondissement de Marseille) remporte le 3e challenge « Danse avec ton sport » organisé du 12 au 30 novembre 2024 par M24 Sport Santé. Sa vidéo présentant sa pratique de l’athlétisme a séduit le jury réuni ce mardi 10 décembre sous la présidence de Muriel Pruvot. Il devance d’une tête Marceau Borgeais, en CM2 à Saint-Charles Camas, et Clarisse Bakmezdjian de l’Ecole de Provence pour sa chorégraphie de karaté tournée sur la plage.

Le vainqueur remporte donc le baby-foot, le deuxième un bon d’achat JD Sport et la troisième un set de ping-pong et un article sportif. Au total, 150 élèves issus d’établissements adhérant à M24 ont participé à cette amusante compétition qui consiste à présenter son sport préféré dans une vidéo d’une minute. Ceci en fidélité avec l’objectif de l’association, qui est de favoriser la pratique de l’activité physique afin d’améliorer la santé des enfants.

Sur la piste des frères Lebrun

Mention spéciale à Laetitia-Marie de Negri, Evra Bretel et Clélia Gaillard de Notre-Dame de la Viste pour leur impeccable chorégraphie, et à Manuela, Astrid et Anaïs, lycéennes à L’Olivier, pour une mise en scène très humoristique dans un garage autour d’une table de ping-pong. Les JO et le succès des frères Lebrun dans cette discipline ont visiblement marqué les esprits !

Et puis comment ne pas saluer cette vidéo arrivée de Toulouse où une antenne de M24 vient de se créer sous l’impulsion du chef d’établissement des Maristes, Joël Lepetit. La collégienne de 6e Eve Guy a joliment incarné sa passion du tennis.

6 veinards verront OM – Strasbourg

Tous ces participants et des dizaines d’autres scolarisés au lycée Mélizan, à l’ORT-Bramson ou encore chez les Orphelins-Apprentis d’Auteuil Vitagliano seront primés, grâce à la générosité de nos partenaires qui ont offert des équipements. L’Olympique de Marseille – Treizième Homme a offert 6 places pour le match OM – Strasbourg en janvier prochain ainsi que moult goodies; les Spartiates ne sont pas en reste avec des invitations à une rencontre de hockey en Ligue Magnus.

Il y a encore des t-shirts et casquettes du Crédit Agricole Alpes Provence, des kits de natation du Cercle des Nageurs de Marseille, une initiation à l’aviron avec le club L’Avi Sourire, des mugs Riso Imprimerie, des gourdes collector Sodexo, auxquels s’ajouteront de fameux t-shirts orange M24 !

Tous ces cadeaux arriveront avant Noël dans les établissements impliqués. Remerciement spécial à notre secrétaire adjointe du Bureau M24, Nathalie Pilch, qui a recueilli les vidéos. C’était un travail de bénédictin !

Danse avec ton sport : un concours du CE2 à la terminale

Qui succédera aux 3 collégiennes de l’établissement ORT-Bramson victorieuses du challenge vidéo « Danse avec ton sport » 2023 ?

Du 12 au 30 novembre 2024, nous invitons tous les élèves du CE2 à la terminale scolarisés dans une école, un collège ou un lycée adhérent à M24 à réaliser une petite chorégraphie pour mettre leur sport préféré en valeur, ceci à travers une courte vidéo accompagnée d’une musique de leur choix.

Claude ALMODOVAR

Football, basket, ping-pong, équitation, natation, danse, hockey sur glace, athlétisme, volley, pétanque, break dance, judo, tennis… tous les sports sont admis, même les plus confidentiels ! Pourvu que ça bouge et que l’activité physique au service de la santé soit valorisée. 

Essayez d’être inventifs et de vraiment danser votre sport à fond ! Nous allons primer l’originalité et l’énergie déployée !

Photo Claude ALMODOVAR

De nombreux lots sont à gagner : un babyfoot, un bon d’achat JD Sport de 100 euros, un kit de ping-pong, 6 places pour le match OM-Strasbourg, des places pour un match des Spartiates, le kit natation du Cercle des Nageurs, des goodies OM, des cadeaux Sodexo, Crédit Agricole, Riso, un bon cadeau de L’Avi Sourire pour une initiation à l’aviron, des tee-shirt collectors des Jeux Olympiques Paris 2024, des tee-shirts M24… (liste des récompenses non contractuelle).

Bref : ça vaut le coup de participer !

Remise des récompenses avant Noël

Le jury présidé par Muriel Pruvot, présidente de l’association, composé des membres du bureau de M24, se réunira le 6 décembre et la liste des gagnants sera communiquée entre le 9 et le 10 décembre sur notre site internet et sur notre compte Instagram.

Les lots seront remis aux élèves vainqueurs via les établissements scolaires entre le 11 et le 18 décembre.

Photo Claude ALMODOVAR

Voici les règles à respecter pour participer au challenge vidéo 2024 « Danse avec ton sport » :

  • Seuls les élèves des établissements adhérents à M24 peuvent participer (les élèves seront informés du concours par le chef d’établissement ou leurs enseignants à partir de début novembre 2024 ou par voie d’affichage ou en se rendant sur notre site M24 Sport Santé).
  • La vidéo envoyée ne devra pas excéder 60 secondes
  • Le message l’accompagnant devra obligatoirement comporter les noms des élèves, leur classe et le nom de l’établissement, ainsi qu’un numéro de téléphone et/ou une adresse mail de la famille des élèves
  • Le tout devra être adressé à M24 Sport Santé entre le 12 novembre et le 30 novembre au plus tard par mail : nathalie.pilch@m24sportsante.fr OU par message privé via Instagram M24 Sport Santé. Pas sur les deux canaux. Il est recommandé d’éviter les fichiers trop lourds.
  • On peut se filmer seul, à deux ou à trois élèves maximum
  • Une seule vidéo est autorisée par élève ou groupe d’élèves
  • Les noms des lauréats seront publiés sur le site internet de M24 et sur les comptes Instagram et Linkedin à partir du 10 décembre. M24 se réserve le droit de diffuser certaines vidéos, sauf mention express d’un refus de diffusion par les participants. Cette mention n’empêche nullement de participer au challenge.
  • Les lots seront transmis aux établissements scolaires entre le 11 et le 18 décembre

La saison « fantastolympique » de M24 !

5 tournois avec 2 500 élèves, des conférences, des vidéos santé, des matchs de hockey, de foot et de water-polo en pagaille… La saison 2 de M24 Sport Santé a fait un tabac. Découvrez le résumé en images. La saison 3 se prépare ardemment !

Saison 2. Puissance 10. Notre association vient de clôturer sa deuxième année d’activité en fanfare avec un carton plein d’activités. On avait imaginé une année fantastique pour l’année olympique. Personne n’a été déçu ! M24 Sport Santé a d’ailleurs décroché le label officiel « Impact 2024 » qui valorise le rôle social du sport.

Voici quelques chiffres qui attestent de cette réussite : d’octobre 2023 à juin 2024, cinq tournois ont réuni 2 500 élèves comme vous pouvez le voir dans la vidéo; les conférences ont rassemblé 1 000 collégiens et nos partenaires sportifs (Olympique de Marseille, Cercle des Nageurs ou Spartiates) ont accueilli 5 000 membres de M24 (élèves, parents et enseignants) tout au long de l’année scolaire pour assister à des rencontres sportives de hockey sur glace, water-polo et football féminin.

Tournoi de flag rugby le 12 octobre 2023

Grâce au parrainage de l’OM, nous avons pu en février dernier recevoir 250 collégiens pour une conférence sur les bienfaits du sport au coeur du stade Vélodrome et organiser un tournoi de foot pour 200 filles à l’OM Campus le 24 juin. Des expériences inoubliables.

Tournoi de foot des collégiennes à l’OM Campus le 24 juin 2024

Déjà 50 000 vues de nos vidéos santé !

A cela, il convient d’ajouter la production de 35 vidéos éducatives sur des thèmes de santé diffusées via la plateforme Aplim EcoleDirecte, sur YouTube, Instagram et Linkedin qui dépassent les 50 000 vues en quatre mois.

Dans chacune de nos activités, nous restons concentrés sur l’objectif qui est au fondement de la création de M24 : favoriser la pratique de l’activité physique au service de la santé de nos enfants. Le Relais Natation du 23 mai dernier au Cercles des Nageurs en est un exemple éloquent (photo ci-dessous).

Relais Natation au Cercle des Nageurs.

5 nouvelles recrues à la rentrée

A ce jour, 25 écoles, collèges et lycées font partie de M24. Des établissements publics et privés. 5 nouveaux établissements nous rejoindront en septembre dont 3 situés dans les quartiers Nord, un à l’Est et la Cité scolaire internationale Jacques Chirac qui ouvrira ses portes dans deux mois dans le quartier d’Arenc.

A noter également que de nouveaux partenaires nous ont ralliés durant cette 2e saison : Treizième Homme/Olympique de Marseille, Aplim Ecole Directe, le transporteur Sumian, le club d’aviron L’Avi Sourire, le Crédit Agricole Alpes Provence, Riso Reprographie. Et l’une des très belles surprises de l’année, c’est la qualification arrachée de haute lutte pour les Jeux Paralympiques en aviron par notre administrateur Alexis Sanchez. Il va en avoir à raconter à nos élèves !

Journées olympiques au SMUC en avril 2024

C’est le 26 septembre que la présidente de l’association Muriel Pruvot dévoilera le programme de la saison 3, avec une première manifestation sportive le 10 octobre sur les terrains du SMUC : un tournoi de flag rugby pour 600 élèves de primaire et de collège.

La grande conférence au stade Vélodrome le 13 février 2024

110 élèves font le grand plongeon

Ils ont participé au 2e Relais Natation organisé par M24 et le Cercle des Nageurs de Marseille. L’occasion de vivre un cours de natation dans la piscine olympique et même de remporter une course. Avant d’être recrutés par le club ? Eh oui, c’est possible !

« C’est quand même grand ! Et… c’est profond de combien ? » Arrivé de l’école élémentaire du boulevard Barnier dans le 15e arrondissement, ce garçon s’inquiète un peu en découvrant la taille du bassin olympique du Cercle des Nageurs de Marseille : 50 mètres de long et 2,40m de hauteur d’eau. Il est vrai que cet équipement où s’entraînent les nageurs professionnels et les poloïstes en vue des JO a de quoi impressionner les enfants qui ne vont que rarement dans leur piscine de quartier.

Ils participent en ce 23 mai 2024 à la 2e édition du Grand Relais organisée par notre association, en partenariat avec le prestigieux club de natation. Une expérience magique pour ces 110 enfants du CE2 au CM2 et leurs enseignants venus des secteurs de La Castellane, Saint-Barnabé et du Camas. Le site est à couper le souffle. Derrière les baies vitrées s’étire la rade de Marseille avec le Château d’If, le Frioul et le bleu de la mer à perte de vue.

Certains n’ont pas nagé depuis 3 ans

« Pour certains de mes élèves de CM2, c’est la première séance de natation depuis le CE1, confie Sébastien Garzon, professeur à l’école Barnier et directeur de l’association ASC Littoral qui promeut l’apprentissage de la nage chez les enfants des quartiers Nord durant les vacances. A l’âge de 7 ans, beaucoup n’ont jamais mis les pieds dans l’eau. Alors avant d’apprendre à nager il faut les initier à la découverte du milieu aquatique, à s’immerger. » On part de loin pour des enfants qui ont pourtant la mer à 10 mn de bus. Mais la mer, quand on ne sait pas nager, c’est dangereux.

Les 110 élèves sont scindés en deux groupes. Les moins habiles vont avec Frédérique, la maître nageuse du Cercle, qui les équipe de ceintures et de frites pour assurer leur flottaison. L’objectif est de leur faire parcourir 25 mètres, le long du mur où ils peuvent se tenir si besoin.

Les bonnets blancs à la queue-leu-leu

Le directeur de l’école de natation, Pascal Forassassi, prend le deuxième groupe, celui des nageurs supposément confirmés… car quelques-uns prennent le bouillon au premier saut ! Une dizaine de jeunes éducateurs de l’association Le Grand Bain prêtent main forte pour canaliser et surveiller les enfants.

Durant une heure, les exercices s’enchaînent dans un joyeux brouhaha. Les minots s’en donnent à coeur joie, multipliant les courses pour les plus habiles. Du côté des débutants, Frédérique met la pression. « Il faut un peu les bouger, les inciter à faire plusieurs parcours. Mais globalement, je trouve qu’ils se débrouillent bien. » Ainsi voit-on avancer à la queue-leu-leu les têtes coiffées du bonnet blanc collector remis par le Cercle des Nageurs.

« Ils ont tous touché le fond ! »

Une heure plus tard, Frédérique jubile : « Ils ont tous fait le i et ont touché le fond, alors qu’au début certains avaient peur de se jeter à l’eau. » Les enseignantes savourent l’instant, tout comme Dominique Rabier, prof d’EPS en retraite spécialiste de natation et vice-président de M24 : « Il y avait un petit qui avait du mal à nager en début de séance. Puis il a réussi à faire les 25 m en s’accrochant un peu au mur, c’est vraiment bien ! »

Présidente de l’association, Muriel Pruvot rayonne : « Ces enfants vivent un moment inoubliable dans un lieu magique. Notre partenariat avec le Cercle des Nageurs est vraiment très positif. »

Appel aux nageurs de 5 à 10 ans

A la sortie du bassin, Romain Barnier, nageur multi-médiaillé devenu directeur sportif, confirme l’engagement du club au service des enfants des quartiers. Il propose même de relayer un appel du Cercle vers les établissements scolaires adhérents de M24 pour inviter tous les enfants de 5 à 10 ans à participer à la prochaine journée de détection afin d’avoir une chance d’intégrer l’école de natation !

Avant la remise des coupes sur la terrasse surplombant la Méditerranée et la plage des Catalans, 6 nageurs – 3 filles, 3 garçons – par classe participent au relais final. Les élèves de cours moyen de Saint-Barnabé l’emportent, devant les classes de Saint-Charles Camas en 2e et 3e positions, l’école Barnier s’adjuge la 4e place et les plus jeunes de Saint-Barnabé remportent le 5e trophée.

Maman, la coupe a fait un trou dans le sac !

Il est 16h lorsque les enfants repartent vers leurs écoles – les plus éloignés en car grâce à la participation gracieuse de l’autocariste Sumian. Ils ont les cheveux humides et le sourire jusqu’aux oreilles d’avoir vécu une telle expérience. « On peut garder le bonnet de bain ? » Ben oui, c’est cadeau du Cercle ! Un élève de Saint-Barnabé nous montre avec fierté son sac à dos gonflé comme une outre : « C’est la coupe des vainqueurs ! Elle est tellement grosse qu’elle a fait un trou dans le sac ! C’est pas grave. » C’est maman qui va être contente…

Rendez-vous le 24 juin à l’OM Campus

Le dernier rendez-vous sportif de la saison pour M24 se déroulera lundi 24 juin à l’OM Campus. Il regroupera 200 collégiennes issues d’une dizaine d’établissements dans le cadre de l’opération M24 « Le Foot donne des Elles ». En partenariat avec OM Fondation-Treizième Homme, elle vise à permettre la pratique du ballon rond chez les adolescentes des collèges.

Conseils de pros pour être un collégien en bonne santé

180 collégiens ont profité des recommandations d’un médecin, d’une nutritionniste et d’un champion du monde pour mieux manger et bouger.

Les adolescents sont passionnés par ce qu’ils mangent. La preuve en a été donnée vendredi dernier à l’occasion de la conférence intitulée « Alimentation, sport, surpoids : et si on en parlait ? » Elle était proposée par M24 et accueillie par l’ORT- Léon Bramson, établissement adhérent à notre association, situé dans le 10e arrondissement de Marseille.

Après les lycéens l’an dernier, la directrice de l’ORT Vanessa Zeitoun a voulu faire profiter les plus jeunes des conseils des experts réunis pour l’occasion : le docteur Hervé Collado, médecin du sport, la nutritionniste Cécile Capdeville, et le champion du monde de voile, Kevin Fischer. « On se rend compte que les élèves retirent des enseignements précieux pour leur vie de tous les jours« , souligne Mme Zeitoun. « Certains de ceux ayant assisté à la réunion en 2023 font plus attention à ce qu’ils mettent sur leur plateau à la cantine« , abonde une responsable éducative.

L’avalanche de questions qui a suivi l’exposé des spécialistes témoigne en effet de l’intérêt des 180 filles et garçons âgés de 10 à 15 ans rassemblés ce matin-là dans le gymnase. « C’est bien de boire de l’eau le matin ? » Réponse de Cécile Capdeville : « C’est indispensable. L’eau est la seule boisson nécessaire. Attention aux jus de fruits pleins de sucre et encore plus aux sodas dont la consommation doit rester exceptionnelle. » Avec une anecdote qui a surpris les jeunes : « Vous savez que l’Oasis tropical ne doit pas sa couleur aux oranges, mais à une épice, le paprika ? » Mise en garde également sur les boissons « zéro sucre » et « light » : « Elles contiennent beaucoup d’additifs, qui peuvent, à forte concentration, provoquer des troubles digestifs et sont cancérigènes.« 

Le petit-déjeuner oublié…

« C’est bien de devenir végétarien ? » Réponse : pourquoi pas, si on est suivi par un professionnel pour éviter d’avoir des carences en vitamines ou en fer. « Faut-il prendre un petit-déjeuner ? » Absolument ! Or une enquête interne au collège, coordonnée par la professeure Pauline Ollier et réalisée par des élèves de la classe de première spécialité HGGSP (science politique), a révélé que 2 élèves sur 10 partent le ventre vide et que près de 4 sur 10 ne mangent pas tous les matins. A l’arrivée, c’est une majorité des élèves de la 6e à la 3e qui ne petit-déjeune pas tous les jours.

« Ce repas est l’un des plus importants de la journée, il apporte 25% à 30% des besoins journaliers. Si vous le sautez, vous risquez d’être fatigués, de manquer d’énergie et donc de concentration durant les cours« , explique la nutritionniste. Alors comment composer un petit-déj’ équilibré ? « Il faut un produit céréalier mais attention aux céréales qu’on achète au supermarché, elles sont trop sucrées. Mieux vaut du pain sur lequel on peut mettre un peu de beurre et de confiture ou de préférence du fromage. Ajoutez un produit laitier, un fruit et une boisson qui peut être de l’eau.« 

« Et si je bois un café noir, c’est bien ? » interpelle un garçon de 3e. « Pas de problème ! » Mais pas accompagné de viennoiseries qui ne sont pas recommandées. Elles sont trop grasses, trop sucrées. Une bombe énergétique de piètre qualité. Combien d’enfants s’en gavent pourtant le matin et au goûter ? Beaucoup ! Préférez un fruit ou un morceau de pain avec du chocolat.

Le surpoids provoque des maladies graves

Car évidemment, les mauvaises habitudes alimentaires engendrent la prise de poids. En France, un ado sur 5 est en surpoids et plus on vieillit, plus ça s’aggrave avec un adulte sur 2. « Le problème du poids, ce n’est pas une question d’esthétique, prévient Mme Capdeville. Non ! C’est un problème de santé car le surpoids et encore plus l’obésité provoquent des maladies graves. »

Dans l’enquête présentée par Emilie et Volodia, élèves de première, il apparaît encore que 55% des collégiens mangent au fast-food au moins une fois par semaine. C’est beaucoup trop. Et que dire des lycéens qui, de leur aveu même, y vont encore plus fréquemment, surtout à partir du moment où ils ne déjeunent plus à la cantine mais en dehors du lycée…

3 élèves sur 4 font du sport en dehors du collège

Et l’activité physique dans tout ça ? C’est le docteur Collado, chef de service à la clinique Saint-Martin Sport et vice-président de M24, qui en a décortiqué les bienfaits. Les élèves de l’ORT-Bramson ont plutôt la pêche. Est-ce l’influence de leurs formidables enseignantes d’EPS, les volcaniques Catherine Boyer et Emmanuelle Elbaz ? Peut-être… En tout cas, 75% des répondants à l’enquête interne pratiquent un sport en dehors des heures d’enseignement en EPS. Le problème est que ce chiffre a tendance à généralement reculer avec l’entrée au lycée et encore plus à l’approche du Bac.

« En France, on est nuls ! »

Le Dr Collado leur parle cash : « A votre âge, on devrait faire une heure d’activité physique par jour selon les recommandations de l’Organisation mondiale de la Santé. Mais en France on est nuls ! Sur 145 pays étudiés, on est 130e ! Chez nous 80% des garçons et 90% des filles n’atteignent pas ce niveau d’activité. »

En cause, un emploi du temps souvent surchargé, des cours à rallonge en fin d’après-midi et des devoirs à n’en plus finir quand on entre au lycée. Sans compter l’impact des écrans qui fait que les jeunes sortent beaucoup moins. Le résultat est connu : c’est la cata!

Leur coeur fonctionne moins bien

« Entre les enfants nés avant l’an 2000 et ceux nés après – donc vous-mêmes -, le coeur fonctionne 25% moins bien, alerte le médecin. Il y a des implications au fait que vous soyez moins en forme avec le développement de maladies comme le diabète, l’hypertension artérielle, l’obésité, qui entraînent des maladies cardiaques, des infarctus de plus en plus jeune, des accidents vasculaires cérébraux. N’oublions pas les problèmes « mécaniques » : l’arthrose, l’usure des articulations des genoux et des hanches. Donc on les remplace par des prothèses en métal dès 45 ou 50 ans maintenant. Avant, c’était plutôt à 65 ans… L’activité physique est également importante pour notre santé mentale. »

Ils ont du mal à dormir à cause des… écrans ?

A la surprise des enseignants et des orateurs, plusieurs questions ont porté sur le sommeil. Des enfants de 6e et 5e ont confié ne pas bien dormir, se réveiller souvent et se sentir fatigués. Le médecin y voit indubitablement l’effet négatif des écrans qui stimulent trop le cerveau. « Evitez les écrans deux heures avant d’aller vous coucher, sinon votre sommeil risque d’être de mauvaise qualité.« 

Conclusion du Dr Collado : « Toutes ces maladies entraînent la mort prématurée. Malheureusement, votre génération est peut-être la première qui vivra moins longtemps que celle de ses parents.« 

Un manque de bonne fatigue

Voilà qui fait un peu réfléchir… Kevin Fischer a délivré ses conseils au jeune auditoire fasciné par l’expérience du champion de France et champion du monde de voile. « J’ai débuté la voile à 8 ans et le sport m’a d’abord permis de voir du monde, de faire une activité à l’extérieur. Alors pour vous, quand on vit dans une région comme celle de Marseille, c’est vraiment fantastique. Ensuite mon corps est devenu mon « outil de travail ». Je dois veiller à la diététique, au sommeil. Si vous passez la journée assis à l’école puis que vous vous asseyez sur le canapé ou sur votre lit en rentrant chez vous le soir, au moment de vous coucher, vous ne serez pas fatigués !« 

Quel sport préconisent ces spécialistes ? « Celui que vous aimez ! » répondent-ils en choeur. « Privilégiez le sport que vous pratiquez avec le plus de plaisir« , insiste Kevin Fischer. Et il n’y a pas de mal à changer de sport parce qu’on n’y trouve plus son épanouissement. Tout le monde n’est pas destiné à devenir champion du monde, ou même champion de Provence. On peut s’accomplir dans bien d’autres domaines, heureusement… A condition d’être bien dans son corps.

Avec Clara, Arthur et Roselène, le sport rend vraiment plus fort !

Réunis par M24, 250 élèves se sont retrouvés au Vélodrome pour parler des vertus du sport qui permet de surmonter les difficultés de la vie. Ils sont repartis gonflés à bloc après avoir entendu des témoignages incroyables de champion(ne)s.

Le célèbre pédopsychiatre Marcel Rufo en a entendu des vertes et des pas mûres en 50 ans de carrière. Il sait tout des raisonnements adolescents. Pourtant, il n’en est toujours pas revenu de la spontanéité généreuse des 250 jeunes Marseillais qu’il avait face à lui mardi dernier, dans les salons de l’Orange-Vélodrome !

Rassemblés par notre association et sa présidente Muriel Pruvot, avec OM Fondation et le soutien de Sodexo, pour discuter du thème « Comment le sport nous rend plus forts », ces collégiens et lycéens sont venus de 8 établissements et des quatre coins de la ville (Capelette, La Viste, Cabucelle, Saint-Giniez, Saint-Mauront, Castellane, Le Camas…). Face à eux, 3 médecins – le Pr Rufo donc, la Pr Brigitte Chabrol et le Dr Hervé Collado – et deux sportives de haut niveau, la championne de France de natation handisport Clara Mattei, et la footballeuse professionnelle de l’OM Roselène Khezami. Ces dernières ont capté toute la lumière.

Le message d’Arthur, triple médaillé d’or paralympique

Et puis il y avait un bonus à ce plateau d’invités : la présence en visio du triple champion paralympique de ski, Arthur Bauchet. Depuis le Japon, le Varois leur a adressé un message émouvant. Victime d’une maladie qui provoque la dégénérescence musculaire, chacune de ses descentes peut se terminer en crise douloureuse qui arrache des cris au slalomeur, avec les jambes qui vibrent de manière incontrôlable et violente, comme les élèves ont pu le constater sur un reportage.

Celle qui l’a soigné à l’hôpital de la Timone, la professeure Brigitte Chabrol, a témoigné de son courage et malheureusement confirmé qu’il n’y aurait pas de rémission. Un jour, peut-être proche, Arthur Bauchet ne pourra plus skier car ses jambes ne le porteront plus. « Déjà aujourd’hui il se déplace souvent en fauteuil. Mais il a un moral et une volonté incroyables et toute l’équipe de l’hôpital est étonnée et admirative de ce qu’il réussit. » Question d’un garçon : « Mais il ne risque pas de se faire très mal s’il tombe ? » Réponse de la médecin : « Pas plus que n’importe qui. Et je ne suis pas inquiète, il a une musculature qu’aucun de vous n’a, sinon il n’y arriverait pas.« 

Clara, amputée des jambes à l’âge de 9 mois

Le décor était planté pour l’intervention de Clara Mattei. La nageuse marseillaise qui s’est présentée en fauteuil roulant a embarqué toute la salle avec elle. Simplement, elle a raconté sa joie de vivre, de nager, de rencontrer d’autres sportifs et elle s’estime chanceuse de participer aux compétitions.

Une vague d’émotion parcourt l’assistance lorsqu’elle raconte qu’elle a dû être amputée des deux jambes au-dessus des genoux à l’âge de 9 mois à cause d’une maladie qui faisait que ses membres n’étaient plus irrigués aux extrémités. Les doigts ont suivi peu après, la paume de la main est partie également. Les avant-bras sont couturés de cicatrices. Les jeunes spectateurs imaginent les souffrances, se demandent combien de fois on l’a opérée. Ils sont stupéfaits. Aucun pathos chez Clara cependant, elle les fait même rire.

Dispensée de sport car handicapée !

« A l’école, j’étais dispensée de sport, lâche-t-elle. Je pouvais aider les profs à porter les ballons, c’est tout, ou à installer les filets de volley mais je n’y arrivais pas, j’étais trop petite. » Clara a été mise sur la touche des terrains de sport durant toute son adolescence à cause de son handicap.

Alors les questions fusent : « Vous n’êtes pas triste ? » Réponse : « Pouquoi serais-je triste ? Je suis heureuse de pouvoir nager. » « Vous avez toujours accepté votre handicap ? » « A l’adolescence je cachais ma main gauche, puis je l’ai acceptée. » Clara confie qu’au lycée, c’était plus facile qu’au collège, question de maturité des élèves peut-être.

La malice de la nageuse

« Vous n’êtes pas désavantagée quand vous nagez contre des personnes qui ont leurs jambes ? » « Ces concurrents ont en effet leurs jambes mais il ne peuvent pas s’en servir pour se propulser car elles ne fonctionnent pas, du coup c’est un avantage de ne pas avoir de jambes, on tourne plus vite au bout du couloir dans la piscine et ça me permet de gagner. Il n’y a pas que des désavantages à n’avoir pas de jambes ! » lance malicieusement la championne de France.

Les questions sont cash, les médecins s’en amusent tout en louant la spontanéité des élèves. « Et si on vous proposait d’avoir des jambes normales ? » « Je dirais non ! Mes jambes sont très bien. Je garde mes petites prothèses et mes petits moignons ! » Applaudissements et éclats de rire dans la salle, grand sourire de Clara. Le public est conquis.

Nouvelle opération pour supporter ses prothèses

Pour ces adolescents, il est alors bien évident que le sport rend plus fort. Car la Marseillaise qui travaille à l’Hôpital Européen leur confie qu’elle s’est mise tardivement à la natation, qui lui a prodigué de grandes joies : déjà 2 titres de championne de France en 2022 et 2023. Elle se projette vers les Jeux Olympiques 2028 à Los Angeles. Car pour Paris 2024, c’est cuit : depuis cinq mois Clara est en rééducation dans un centre spécialisé à Hyères, dans le Var. Clouée sur son fauteuil.

Elle a dû subir une intervention chirurgicale délicate à l’hôpital de la Conception pour réadapter ses moignons à ses prothèses. C’était devenu trop douloureux, elle ne pouvait plus marcher. Le combat n’est pas encore gagné, mais rien n’arrête Clara. « J’espère rentrer chez moi en avril. » Sept mois de galère pour espérer se passer du fauteuil… Sans se départir de sa bonne humeur.

« Votre génération est plus accueillante que les précédentes »

Le pédopsychiatre Marcel Rufo est subjugué par l’échange. « Votre génération est nettement supérieure aux autres dans la relation au handicap. Vous êtes une génération nettement plus sympathique et accueillante que les précédentes ! » Avant d’ajouter un bémol qui s’adresse à la société française toute entière : « Il reste le handicap cognitif difficile à intégrer. Mais il y a toujours des petites victoires d’une ou deux heures, c’est aussi bien que des médailles olympiques. J’ai vu des enfants autistes apprendre à lire à 30 ans.« 

Roselène, exilée à 14 ans

Installée à côté de Clara, voilà une autre sportive que pas grand-chose ne stoppe : c’est Roselène Khezami, 22 ans, footballeuse à l’Olympique de Marseille. Blessée au pied, elle est venue témoigner de son parcours et du sport qui a transfiguré sa vie. Native de la cité phocéenne, elle a dû quitter ses parents à l’âge de 14 ans pour rejoindre un centre de formation. « C’était dur, j’ai quitté ma zone de confort.« 

Elle a déjà fait 3 saisons à Saint-Malo en D2 et une autre à Orléans. « Ce n’était pas évident à 17 ans d’avoir à gérer son appartement, de se faire à manger, de faire ses lessives, et de ne pas voir sa famille restée à 1200 km. » Puis cette confidence en forme de regret : « Je n’ai pas beaucoup d’amies, parce que quand on joue à un haut niveau, on s’entraîne, on ne sort pas, les écarts sont interdits. Tes amies, c’est ton équipe en fait. »

« Hargneuse, moi ? Non, marseillaise ! »

Roselène a pu rejoindre son club de coeur – l’OM – en juillet dernier et revenir habiter chez ses parents. Objectif : la montée en D1 cette saison. Enorme cerise sur le gâteau, l’arrière latérale devrait jouer la Coupe d’Afrique des Nations l’été prochain sous le maillot de l’Algérie.

« J’ai 3 nationalités, explique-t-elle devant les ados ébahis. Je suis algérienne par ma mère, tunisienne par mon père et je suis française. » Question de votre serviteur : « On dit que vous avez un caractère hargneux sur le terrain, c’est vrai ? » Réponse du tac-au-tac : « Je suis marseillaise !« 

« Je vais là où la joie me mène »

On terminera la conférence avec cette question d’une lycéenne adressée à Clara Mattei : « Où trouvez-vous la force de vous battre ? » Clara : « Je ne me bats pas. Je vis comme toi. Je vais là où la joie me mène. » Comme en ce jour de juin dernier où elle vint nager avec 140 enfants réunis par M24 au Cercle des Nageurs de Marseille (photo ci-dessus).

Mardi soir, dans les salons du Vélodrome, avant de reprendre le car pour retourner dans leurs quartiers, la joie était dans les sourires des filles et des garçons venant prendre la pose à côté de Clara et Roselène. Ce 13 février fut un jour merveilleux pour nos 250 élèves, leurs professeurs, les chefs d’établissement et les partenaires de notre association.

Peu avant la conférence, ces derniers avaient d’ailleurs eu l’occasion d’échanger sur les actions de M24 et de se retrouver pour une mémorable photo de famille sur la pelouse du Vélodrome !

Le recteur d’académie alerte sur la santé des jeunes

La présidente de l’association Muriel Pruvot a déroulé devant les soutiens de M24 un programme ambitieux pour 2024 avec de grands rassemblements sportifs inter-établissements en avril, mai, juin et octobre, une réflexion sur l’e-sport et la poursuite de conférences de sensibilisation dans les écoles.

Une initiative saluée notamment par Michèle Rubirola, première adjointe à la mairie de Marseille, Hervé Liberman, président du Comité régional olympique et sportif, et le recteur d’académie en personne, Bernard Beignier. Il a rappelé l’impérieuse nécessité d’encourager les enfants à pratiquer l’activité physique afin d’endiguer la catastrophe sanitaire qui se profile en raison de la sédentarité, du surpoids et du recul effrayant des capacités cardiovasculaires des 11-17 ans qui, accrochés à leurs écrans, sortent beaucoup moins